Arsène Schmitt – Syndicaliste frontalier – membre du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)
Mon coup de gueule : A l’unisson, Merz et Macron, détruisent notre système de santé pour financer la guerre !
Ceci dans le droit fil de la déclaration de Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN qui a clamé le 13 janvier 2025 au Parlement européen : « il faut réaffecter l’argent de la protection sociale à la défense. »
Le gouvernement fédéral, issu d’une coalition entre la CDU/CSU et le SPD, mène non seulement une guerre à l’extérieur, mais aussi une guerre à l’intérieur. Les travailleurs doivent subir de rudes coups. L’un de ses objectifs est de démanteler le système de santé solidaire, l’assurance maladie obligatoire…
La ministre de la Santé, Nina Warken (CDU), entend s’en prendre aux assurés par le biais d’un plan d’économies de 20 milliards d’euros.
Les modifications suivantes sont prévues. Le vendredi 10 juillet 2026, le premier plan d’austérité, la loi sur la stabilisation des taux de cotisation à l’assurance maladie obligatoire, a été adopté par le Bundestag et le Bundesrat. Pour environ 75 millions d’assurés du régime obligatoire, cela se traduit par une détérioration des tickets modérateurs, des prestations, des règles relatives aux indemnités journalières et aux soins. Les travailleurs doivent être saignés.
Voici quelques-unes de ces saloperies :
Médicaments : participation aux frais passent de 7,50 à 15 euros – prothèses dentaires : la participation forfaitaire est réduite de 10%, passe de 60 à 50 % – homéopathie : les caisses d’assurance maladie ne sont plus autorisées à prendre en charge ces prestations à titre volontaire – assurance familiale : à partir de 2028, la couverture sociale gratuite des conjoints ayant droit (sans emploi) va être supprimée. Si l’un des conjoints n’exerce pas d’activité professionnelle, il est jugé approprié que le conjoint qui travaille participe aux frais de prise en charge – cotisations supplémentaires : les caisses d’assurance maladie pourront à leur guise augmenter les taux – interventions chirurgicales : pour certaines interventions, un deuxième avis médical devra être sollicité plus fréquemment – arrêt de travail : à partir de juillet 2028, l’arrêt partiel et l’indemnité journalière proportionnelle seront possibles. Ce qui veut dire, les travailleurs qui sont en arrêt maladie, et en fonction de leur maladie peuvent être en capacité de faire un travail partiel. D’après la devise : le chauffeur de bus avec sa fracture de la jambe a encore deux mains valides, et il peut de ce fait travailler au bureau de l’entreprise – indemnités journalières de maladie : réduction de 5%, 65% du salaire brut (actuellement 70 %) – réduction de l’aide au logement – dégradation de la prise en charge psychothérapeutique – hôpitaux : fermeture de 1.000 hôpitaux sur 1.700 est programmée. Sans oublier le dérèglement du droit du travail (suppression de la journée de 8 h.) Et bien entendu, la retraite doit passer à 70 ans. La fin du régime de solidarité est programmée, remplacé par la capitalisation. Il est prévu qu’après 2030, l’âge de la retraite sera indexé sur l’espérance de vie. La formule est la suivante : si l’espérance de vie augmente de deux ans, l’âge de la retraite augmente d’un an.
Le gouvernement a montré sa détermination à imposer sa ligne brutale, dictée par les impératifs de la préparation à la guerre.
Des délégués syndicaux de classe de la IG Metall sont en colères. Voici quelques réactions :
« Ça suffit. Manifestations, résistance, grève ! Les patrons veulent la lutte des classes ? Qu’ils l’aient ; ils critiquent sévèrement le DGB : « aucune mobilisation pour une grande manifestation nationale véritablement « commune » contre le gouvernement à Berlin ; nos dirigeants syndicaux n’organisent qu’une protestation symbolique, c’est-à-dire une « mendicité organisée » pour que le gouvernement n’aille pas trop loin ; que signifie mener de manière offensive le conflit politique nécessaire ? Cela signifie tout d’abord faire valoir le pouvoir réel de la classe ouvrière dans ce pays, qui s’exprime dans la phrase : toutes les roues s’arrêtent quand ton bras puissant le veut ; les manifestations ne doivent pas – comme le prévoit la chorégraphie des bureaucrates syndicaux – constituer le point culminant et l’aboutissement des campagnes de protestation, mais doivent être le prélude à de véritables mobilisations et luttes, pouvant aller jusqu’à la grève générale. Toutes les ressources doivent être mobilisées à cette fin ; il faut rompre la trêve entre la direction syndicale et le gouvernement, le DGB ne remet pas en cause la « capacité de défense » et les préparatifs de guerre engloutissant des milliards, mais il assume la « responsabilité ; cette direction syndicale fuit le conflit avec le gouvernement comme le diable fuit l’eau bénite. Il est impossible de mener avec succès une lutte contre la politique d’austérité et les attaques contre les acquis sociaux sans lutter contre la politique de réarmement et de militarisation. »
En France, nous subissons la même démolition de notre sécurité sociale : attaques contre les arrêts maladie, déremboursement des médicaments, augmentation du reste à charge des frais de santé : médicaments, acte auxiliaire médical, transports sanitaires, suppression de lits, fermeture des urgences, des petites maternités etc. Cette démolition générale est conforme aux 62 sommations de 2011 à 2020 de la Commission européenne exigeant des pays de l’Union, la suppression de milliers de lits d’hôpitaux et la baisse des dépenses de santé.
Et en France nous sommes en face de la même résignation et la même mollesse de nos directions syndicales. Honteux !
Faut-il s’en étonner ? Non ! Les Fahimi (présidente du DGB), Werneke (président de Ver.di), Binet (secrétaire générale de la CGT), restent figés, l’arme au pied, devant ces monstrueuses attaques faites au nom des fameux « Semestres européens » d’où sortent la démolition sociale, la casse de nos services publics, les délocalisations… Et ces directions syndicales (qui ont totalement évacué dans leurs discours : la rupture avec le capitalisme…), euro-formatés jusqu’à l’os au sein de cette mal nommée Confédération européenne des syndicats, financée par cette UE de malheur, ne mettent jamais en cause ces directives européennes qui broient une à une toutes nos conquêtes sociales que la lutte de la classe ouvrière a mis plus de 150 ans à conquérir.
En outre, nos directions syndicales aveuglées par leur hystérie antirusse (alors que les Russes ont libéré l’Europe du nazisme), hurlent avec les loups, les va-t’en guerre, en soutenant, les néonazis de Kiev qui « panthéonisent » les SS ukrainiens comme « le héros national » Andriy Melnyk, le génocidaire. Lui et ses sbires ont contribué à la Shoah en massacrant à la massue et à la hache en 1942-1943, 150.000 Polonais à Volhynie. Même les SS allemands étaient choqués par leur violence.
Oui, conformément à la déclaration de Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, le couple franco-allemand taille tranquillement dans les dépenses sociales pour financer leur guerre.
Leur objectif est d’attiser cette guerre, à tout prix. 850 milliards d’euros c’est le montant colossal que l’UE va dépenser pour l’économie de guerre avec des conséquences directes sur la vie des travailleurs. Il faut taper dans les dépenses sociales. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, ancien directeur de Black Rock, ce va-t’en guerre… – donne un exemple : il attend des directions syndicales qu’elles « convainquent » les travailleurs de leur « maintien volontaire dans la vie active au-delà de 67 ans » … Tout cela pour que l’armée reçoive « tous les moyens financiers » dont elle a besoin pour devenir l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe. Comme l’a dit le ministre de la défense, Boris Pistorius, « il faut rendre à l’armée allemande sa capacité à faire la guerre » face à la menace russe. C’est l’hystérie totale antirusse ! C’est de nouveau la ruée vers l’Est (Drang nach Osten), l’opération Barbarossa de juin 1941 ! Veulent-ils prendre leur revanche sur Stalingrad ?
Et dans ce contexte va-t’en guerre allemand, Macron va associer plus étroitement l’Allemagne à la dissuasion nucléaire française.
En novembre des militaires allemands participeront à une manœuvre nucléaire française. Les Allemands seront impliqués dans les capacités de détection et des alertes des menaces balistiques et hypersoniques. Les deux pays ont posé les bases d’une « intimité stratégique » plus forte entre la France et l’Allemagne, s’est félicité Emmanuel Macron à l’issue de son dernier conseil des ministres franco-allemand, qui se tenait à Brühl. Un pas symbolique vers une « dissuasion européenne ». Macron dépasse une ligne rouge ! De Gaulle ne cesse de tourner dans sa tombe. Les Français devraient monter aux créneaux. C’est grave c’est la dissolution de la dissuasion française dans un conglomérat européen. L’arme nucléaire appartient à la nation française, elle n’appartient pas au président français. C’est une trahison nationale ! C’est aberrant que les décisions de l’Elysée se font sans concertation, sans débat public et encore moins de débats des représentants de la population française. Aucun parti, ni de droite ni de « gauche », ne s’empare de ce dossier crucial, dans les médias, et ne monte sur les barricades face à cette dérive très dangereuse.
Par ailleurs, Macron dit que l’Europe n’avance pas sans le tandem franco-allemand. Il n’y a que lui qui y croit. Les Allemands se foutent royalement de la France (ils ont fait exploser EDF et le reste…, c’est historique). C’est un couple sadomasochiste, mais l’Allemagne tient le fouet.
Le despote élyséen, l’homme de Bildenberg cherche à nous impliquer dans cette guerre ne cessant d’évoquer avec son compère Merz, la menace russe. Ce foutage de gueule pour faire peur à la population dans l’unique objectif est de créer cette Europe de la défense, cette armée européenne, dans le cadre d’une Europe fédérale dont le monsieur 11% rêve d’être le président. Là ce serait la fin définitive de la souveraineté de la France.
Jusqu’à quand allons-nous accepter la destruction de tout ce qui appartient au bien commun ?
Il faut destituer les Macron, Merz, von der Leyen et Cie, ces va-t’en guerre, ces fossoyeurs de nos conquis ! Rompre avec le système capitaliste et son instrument l’Union européenne qui ne génère que misère et guerre ! Oui au Frexit progressiste !
Il nous faut un Front ouvrier et un syndicalisme de classe et de masse passant résolument à la contre-offensive sociale. Oui le tous ensemble et en même temps ! La grève générale !

![Exclusif – Dmitry Novikov (KPRF) : « La survie de la Russie en tant qu’État souverain et unifié ne peut être assurée par un système de marché libéral » [partie 2 / 5 ]](https://initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/08/KPRF-Dmitry-Novikov-4-350x250.jpg)

![Plongée dans les grands bouleversement géopolitiques : l’Axe euro-atlantique : vers la guerre mondiale ou la paix des peuples ? [ #GeorgesGastaud #Vidéo ]](https://initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/08/20260811-gastaud-bouleversements-geopolitiques-120x86.jpg)

![Rentrée sociale : Menaces graves sur la paix, la démocratie, l’environnement, les salaires, l’indépendance de la France : le mouvement populaire doit se réveiller ! [Tract]](https://initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/08/20260810-tract-prcf-rentreesociale-120x86.jpg)