
Victoire claire et nette (52,6% des voix, forte participation) du Non à l’UE en Islande:NOUS SOMMES TOUS DES PÊCHEURS ISLANDAIS !
Malgré l’engagement des milieux médiatico-financiers et de tout ce que le pays, et surtout sa capitale, Reykjavik, comptent de zélateurs de l’UE, le peuple islandais, milieux populaires, artisans et salariés de la pêche en tête, ont refusé que ce pays engage quelque négociation que ce soit avec Bruxelles en vue d’une possible adhésion à l’UE. Les milieux oligarchiques et « bobo » islandais, bruxellois et hexagonaux se désespèrent (cf la vidéo ci-dessous) tandis que le peuple islandais exulte, ce qui n’est pas sans nous rappeler la victoire du non de classe français à la constitution européenne le 29 mai 2005. Bien entendu, aucun de ces costards-cravates soutenus par la social-démocratie européenne et islandaise ne se posera la moindre question sur le fait récurrent (référendums danois, irlandais, français, néerlandais…) que la « construction » européenne faite d’austérité salariale, d’économie de guerre, de casse des services publics, des cultures, des langues et des productions nationales, soit si répulsive pour les peuples, spécialement pour les ouvriers, les petits fonctionnaires, les paysans, les pêcheurs, etc. Or les Islandais « d’en bas », dont la qualité de vie, les services publics et le système de soins sont jusqu’ici parmi les meilleurs au monde, ont compris, eux, que leur adhésion à l’UE ne pourrait rien leur apporter d’autre, comme cela fut le cas pour les Français depuis le funeste traité de Maastricht, que la casse de leur système social, de leurs productions nationales, de leurs services publics et de leur souveraineté nationale déjà mise à mal dans le cadre de leur affiliation à l’espace Shengen.
L’idée que l’annexion de l’Islande à l’UE aurait pu garantir l’indépendance du pays face à la volonté annexionniste de Trump relève par ailleurs de la pure absurdité: le personnage comique de Gribouille se jetait dans la rivière pour éviter d’être mouillé par la pluie. Si, pour éviter d’être soumise aux USA, l’Islande avait adhéré à l’UE, elle se serait comportée comme cet anti-héros car en réalité, il ne faut jamais confier son indépendance à autrui, surtout quand cet autrui, en l’occurrence l’UE, est lui-même inféodé à 100% aux USA!
Comme le disait Aragon à la veille de l’insurrection parisienne de l’été 1944,« Il faut libérer ceux qu’on aime / Soi-même, soi-même, soi-même! ».Tout en félicitant le noble peuple islandais pour son esprit de résistance, I.C. ne peut que saisir cette occasion réjouissante pour appeler les véritables patriotes républicains de France à activer la campagne citoyenne pour que notre peuple sorte, par la porte à gauche du Frexit progressiste et de la lutte anticapitaliste, du carcan de l’UE, de l’OTAN et de l’euro. L’union des peuples d’Europe ne se fera pas dans l’UE et l’OTAN, mais contre eux, pas par la « concurrence libre et non faussée », ni par la préparation d’une guerre continentale contre la Russie, mais par la coopération égale et fraternelle entre peuples souverains forts de leur histoire, de leur langue et des fondamentaux de leurs productions industrielles, agricoles et halieutiques respectives.
Commentaire PRCF, 30 août 2026
Observons que jusqu’au jour du scrutin, le oui était donné gagnant dans les sondages, ben tiens. Alors qu’en réalité la victoire du NON à l’Union Européenne est large et forte. D’autant plus forte que la participation a été très forte avec à peine 17.5% d’abstention. Les derniers sondages de 2021 à 2026 osaient donner une avance de l’ordre de 10 point au oui à l’adhésion. A comparer aux sondages diffusés en France, des sondages ne posant jamais la question du Frexit. A initiative communiste, nous en savons quelque chose ayant essuyé des refus circonstanciés sur
Si le oui est arrivé en tête à Reykavik (55%), partout ailleurs le non est largement en tête souvent à plus de 60%.
Rappelons qu’en 2005, les français ont voté non à l’Union Européenne à près de 55%. Personne ne les a cependant consulté sur aucun des élargissements de l’Union Européenne.
Les explications de Camille Adam, journaliste spécialiste de l’Union Européenne
Déjà membre de l’Espace Economique européen (EEE), elle bénéficie déjà de l’accès au marché unique et transpose environ 30% des directives européennes, mais pas dans tous les domaines : ni pêche, ni agriculture, ni justice, ni immigration, ni politique étrangère, ni monnaie !
Effectivement elle transpose un certain nombre de directives qu’elle ne contribue pas directement (mais quand même un peu via la comitologie) à écrire mais avec son adhésion, elle n’aurait gagné que 6 sièges au Parlement européen et un poids ridicule au COnseil de l’Union Européenne.
Elle aurait alors dû transposer 100% des directives et les conséquences auraient probablement été la destruction de son économie, Elle aurait perdu le contrôle de l’accès à ses eaux et de ses quotas de pêche, la seule ressource qu’elle exporte réellement ! Du jour au lendemain, les 700% de droits de douane sur certains produits agricoles tomberaient à zéro et il est évident que face aux différentes puissances agricoles du continent, son agriculture et son élevage aurait été exterminée par les importations
Coté budget européen, elle serait devenue contributrice net, c’est à dire qu’elle verserait plus qu’elle ne recevrait.
En effet, ayant des surfaces agricoles très limitées, elles ne recevrait quasiment aucun fonds PAC !
Coté fonds structurels, elle n’aurait quasiment rien reçu non plus car c’est un pays très développé, ces fonds étant destinés aux régions sous développés !
Elle aurait également dû adhérer à l’euro. Pourtant c’est le maîtrise de sa monnaie qui lui a permis de rebondir extrêmement vite après la crise de 2008 et une croissance qui a fait une courbe en V en l’espace de 4 ans, quand la zone euro ne s’en est jamais véritablement remise. Car rejoindre l’euro c’est rejoindre le pacte de stabilité et l’impossibilité d’avoir sa monnaie fortement dépréciée ou dévaluée pour regagner en compétitivité et doper ses exportations. Regardons les chiffres. Entre 1995 et 2025, la croissance cumulée de l’Islande était de 133%, celle de l’UE de 55%. Son chômage oscille entre 3 et 6%, celui de la zone euro de 8 à 12% sans parler du chômage des jeunes. Par quel miracle et surtout par quels mécanismes l’adhésion à l’UE aurait pu accroitre cette croissance déjà phénoménale ? Quels secteurs aurait pu croitre davantage ? On ne voit pas bien. En revanche les conséquences sur l’agriculture et la pêche paraissent claires et négatives
S’agissant de l’inflation qui est réelle en Islande, son adhésion à l’UE et à l’euro n’aurait rien réglée car les raisons de son inflation sont structurelles (logement, insularité)
Coût de son adhésion à l’UE
- destruction de son agriculture
- perte de contrôle sur ses ressources naturelles
- contribution nette au budget européen
- perte de sa souveraineté monétaire donc obligation de baisser les salaires ou ses impôts en cas de crise
- perte de sa souveraineté commerciale
- transposition de 100% des directives (réduction de sa souveraineté parlementaire)
- levée de la plupart de ses mesures de contrôle des capitaux (parmi les plus élevée de l’OCDE)
Gains :
- 6 sièges au Parlement européen et 1 voix au Conseil de l’UE
- des prix d’importations moins chers
- un peu plus de tourisme


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