
La jeunesse tient tête : 480 000 dans la rue le 13 octobre, la Marseillaise et le drapeau tricolore face à la répression et aux coupes Lecornu
Ce mardi 13 octobre 2026, l’acte V du mouvement lycéen et étudiant a démenti, une fois de plus, les prophéties d’essoufflement martelées depuis le début par le gouvernement. L’intersyndicale de la jeunesse (Union syndicale lycéenne – USL, Mouvement national lycéen – MNL, Union étudiante et autres) a revendiqué environ 480 000 manifestants à travers le pays, un chiffre en hausse par rapport à la journée du 6 octobre. De son côté, le ministère de l’Intérieur n’en a compté que 161 500 (dont 41 500 à Paris), poursuivant sa stratégie de minimisation systématique. Depuis les premières mobilisations de fin septembre, Beauvau et Matignon annoncent chaque fois la « décrue », le reflux, l’essoufflement. Ils en sont même venus à se ridiculiser en laissant entendre qu’ils comptaient sur la pluie pour éteindre la colère. Résultat : les cortèges se sont formés de Paris à Marseille, de Lyon à Nantes, de Brest à Toulouse, malgré les blocages en baisse selon les chiffres officiels mais surtout en raison de la fermeture des lycées et des facs. Les vacances de la Toussaint qui approchent n’ont eu aucun effet. D’ailleurs la dynamique du mouvement s’illustrent par les blocages dans l’enseignement supérieur qui s’étendent jusqu’aux grandes écoles (écoles des mines ENS etc.).
Les revendications des lycéens et des étudiants sont claires :
- du budget pour l’école publique, les universistés : 10 milliards, pour les batiments comme pour recruter des personnels et enseignants titutalires
- l’abroagation de Parcoursup, de la réforme Blanquer du Lycée et du Bac (qui est la cause des emplois du temps abominables et d’une pression constante pourissant la vie des lycéens), l’accés de droit au supérieur sous la seule condition du diplome national du Bac, et la création en conséquence du nombre de places suffisantes (déterminantes pour l’avenir du pays), y compris en levant la sélection en Master.
- la fin des violences policières
Au soir de cette journée, les lycéens et étudiants ont appelé à la convergence des luttes avec la journée d’action du samedi 17 octobre. Celle-ci, impulsée notamment sur les réseaux autour du pouvoir d’achat et de la « vie chère », est soutenue par nombre de syndicats CGT et rejoint des appels portés par d’anciens Gilets jaunes. Sous pression, la quasi muette Sophie Binet vient de confirmer ce jour le soutien de la CGT « partout où les conditions seront réunies », pour les salaires, les pensions, les services publics et contre les prix. La jeunesse refuse l’isolement : elle veut élargir le front. Vite, le tous ensemble, l’interpro , quoi qu’en pense les directions confédérales syndicales aux ordres de la CFDT et de la CES qui veulent faire rentrer la colère.




Face au mépris du gouvernement et à une répression policière d’une ampleur inédite contre des mineurs – plus de 6 000 personnes placées en garde à vue depuis le début du mouvement (chiffres atteignant même 6 800 à 8 000 selon les décomptes), plusieurs lycéens grièvement blessés, dont un ayant perdu une main par le tir d’une grenade devant le lycée Béhal à Lens et d’autres un œil – la réponse de la jeunesse a été claire. Dans plusieurs villes, notamment à Lyon face aux CRS, à Perpignan ou encore à Paris, les cortèges ont défilé en chantant La Marseillaise et en brandissant le drapeau français, emblème de la Révolution et de la République. Ce geste bat en brèche les gauchistes qui, partout et tout le temps, conduisent les mouvements populaires à la division, au sectarisme, en les isolant. Il démontre que la bataille politique menée de longue date par les communistes du PRCF pour unir drapeau rouge et drapeau tricolore est désormais largement gagnée par la jeunesse elle-même. On est la République, on est la France des travailleurs, et c’est notre chant aussi. Une bataille de classe pour battre les fachos, et construire la large unité de la classe des travailleurs pour gagner et pousser l’élan révolutionnaire.

Tout cela intervient au moment où le gouvernement Lecornu annonce un « effort » budgétaire d’environ 50 à 54 milliards d’euros pour le budget 2027. Ces coupes frappent tout azimut : la jeunesse (gel ou pression sur les APL, sous-financement chronique de l’éducation malgré les annonces de 3 000 remplaçants), les retraités, la santé, l’écologie. Les seuls budgets qui augmentent vraiment sont ceux destinés aux milliardaires et à leurs intérêts : la charge de la dette publique (spéculation et intérêts), le budget des Armées pour la guerre et l’OTAN, et le fonctionnement de la police. Le slogan des lycéens résume tout : de l’argent pour nos enfants, pas pour l’OTAN ; de l’argent pour nos salaires, pas pour la guerre.
La mobilisation du 13 octobre n’a pas marqué l’essoufflement. Elle a montré une jeunesse déterminée, qui s’approprie les symboles républicains révolutionnaires et appelle à élargir le combat. Le rendez-vous du 17 octobre sera le prochain test de cette convergence. Le PRCF appelle à participer et soutenir partout cette mobilisation

Le PRCF dans les manifestations
A Lens
A Lille :
Il faut souligner le rôle dynamique et énergique joué par les jeunes camarades du PRCF 59 dans la mobilisation.
A Nîmes
A Marseille













A Chambéry
A Lyon
Retour sur les mobilisations du 8 octobre :
A Lens au coté des lycéens attaqués à la grenade
A Lille

A Manosque




![À Lens les violences policières arrachent le bras d’un jeune de 15 ans touchés par une grenade #lycéens #lycées [Communiqué PRCF Lens]](https://initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/10/image-120x86.png)
