Lycéens et étudiants en colère et massivement mobilisés.
Déclaration du Pôle de Renaissance communiste en France – Dimanche 4 octobre 2026


Le mardi 6 octobre 2026, l’intersyndicale de l’Éducation nationale appelle, avec les organisations lycéennes et étudiantes, à l’« acte III » de la mobilisation, y compris par la grève. Le PRCF y appelle et y sera avec détermination.
Mais l’appel s’arrête aux portes de l’École, alors que les salaires sont vitaux face à la crise énergétique : il faut la grève interprofessionnelle dès maintenant ! De son côté, le pouvoir macroniste panique et bascule dans la fuite en avant totalitaire : lycées fermés, faux « distanciel », préfets mélangeant les pouvoirs exécutif et judiciaire, violences policières qui font système, enfants mutilés, « Marianne de 2026 » étranglée à 14 ans, etc. : c’est l’État de droit qui est visé.
Soutien aux revendications lucides et légitimes de la jeunesse
La commission Éducation, la commission Jeunesse, le Secrétariat national et l’ensemble des militants du PRCF se tiennent aux côtés des lycéens et étudiants, qui se mobilisent avec un courage et une solidarité exemplaires pour le droit d’étudier dignement et d’avoir un avenir pacifique et émancipé.
Leurs revendications sont claires pour qui veut les entendre : des classes non surchargées, des professeurs qualifiés partout, recrutés par concours, bien payés et en nombre suffisant (y compris en début d’année et pour remplacer les enseignants malades ou en formation), des locaux entretenus et aux normes, des emplois du temps vivables, la fin de la sélection à l’entrée du supérieur – et donc la fin de Parcoursup et de la contre-« réforme » Blanquer-Mathiot. La jeunesse montre l’exemple en refusant, courageusement et avec clairvoyance, un avenir de guerre mondiale impérialiste et d’exploitation capitaliste, qui détruisent leur vie comme leur planète. Les jeunes subissent, avec leurs parents travailleurs, l’inflation et la hausse des hydrocarbures, conséquences des aventures guerrières de l’impérialisme euro-atlantique, de Gaza à Koursk.
Dix ans d’extrême-« centrisme » eurosoumis et belliciste : la politique de l’incendie
La démocratie bourgeoise est à la démocratie ce que la musique militaire est à la musique : voilà ce qu’a démontré Emmanuel Macron, dont sa décennie d’autoritarisme et de morgue bourgeoise, inversement proportionnels à la compétence et à la légitimité de lui et de ses serviteurs, a ruiné l’École. La Macronie s’est révélée n’être rien d’autre qu’une alliance rance des partisans de l’Union européenne supranationale, dévouée à la concurrence mondialisée et aux monopoles capitalistes : elle a ainsi ruiné l’avenir de notre jeunesse et de notre nation.
En effet, la Macronie, aidée par ses satellites droitards et « socialistes », a aggravé le désastre déjà patent sous le condamné Sarkozy et le social-traître Hollande : postes supprimés par dizaines de milliers, personnels précarisés, tri social, austérité pour tous ; le bâti public se délabre quand le lycée privé Stanislas, où l’ancienne ministre Oudéa-Castéra scolarisait ses héritiers, croule sous les équipements coûteux et les subventions !
Macron, c’est aussi la répression de la mobilisation contre la « loi Travail » sous le gouvernement Valls, les Gilets jaunes mutilés, le baccalauréat national démoli par Blanquer et Mathiot, les matraques contre les pompiers et les grenades contre les retraités en lutte.
Violences urbaines, violences contre les personnels de l’Éducation nationale, dégradations de biens publics : des faits inacceptables
Les militants du PRCF ne pratiquent pas la naïveté coupable des gauchistes et des sociaux-démocrates, mais l’analyse concrète de la situation concrète : la hausse de la criminalité et des violences urbaines révèle l’échec sécuritairedésastreux du pouvoir. La chasse aux syndicalistes et aux immigrés ne fait nullement reculer le crime organisé : elle lui laisse de l’espace. Souvenons-nous de la mobilisation anti-CPE de 2006 : aux Invalides, lycéens et étudiants furent dépouillés pendant des heures devant des forces de l’ordre largement passives, et l’on a soupçonné ensuite le pouvoir de s’en être accommodé, car cela discréditait et frappait la jeunesse.
Le PRCF ne confond pas les jeunes des quartiers populaires avec le lumpenprolétariat qui se livre à des actes inacceptables contre les bâtiments et personnels de l’Education nationale. Mais la décomposition capitaliste nourrit une prédation qui sert le pouvoir quand elle brise l’unité du peuple travailleur. En effet, le patronat détruit « légalement » les services publics en appliquant les directives austéritaires de « l’Union européenne » ; les réseaux criminels imposent illégalement la loi du plus fort : la réponse est une République sociale, pas la stigmatisation ni la violence d’Etat. Un lycée qui brûle n’est pas la faute des lycéens pacifiques, ni des enseignants prétendument « gauchistes » qui travaillent dans des conditions indignes, ni des élus progressistes et républicains présents dans la rue : c’est le produit de dix ans de répression, comme Notre-Dame ou les terribles incendies des Landes et de Gironde ont matérialisé le manque d’investissement dans nos richesses collectives.
L’argent pour enseigner, pas pour matraquer ni pour bombarder !
De l’argent, il y en a, mais il est réservé exclusivement aux soldats et au patronat : 211 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises, payés par chaque Français ; des centaines de milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine, qui prolongent la guerre, l’étendent vers Moscou et risquent de provoquer un embrasement nucléaire exterministe sous la direction du bellisite Macron – aidé, de surcroît, par des pseudo « révolutionnaires » comme le trotskiste Besancenot.
Ainsi, le seul système MAMBA offert récemment à Zelensky et aux oligarques ukrainiens qu’il représente est facturé de 500 millions à un milliard d’euros par Eurosam, multinationale de la vente de missiles ! Autant d’argent qui permettrait à nos lycéennes de disposer de toilettes en nombre suffisant et décentes… Dans le même temps, le budget de la Défense explose (le Premier ministre Lecornu se félicitant qu’il ait doublé en 10 ans !), comme les sommes offertes aux cabinets de conseil pour détruire notre Sécurité sociale. Pendant ce temps, 1 558 postes d’enseignants sont supprimés à la rentrée 2026, selon la FNEC FP-FO, et le gouvernement maintient la somme folle de 54 milliards d’euros de coupes budgétaires : c’est aussi scandaleux que dangereux.
Le 6 octobre ne peut pas rester une journée « Éducation » : il faut la grève interprofessionnelle
L’appel de l’intersyndicale à l’acte III, « y compris par la grève », est un point d’appui que le PRCF salue. Mais il faut dire la limite sans détour : OÙ EST L’APPEL À LA GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE ??!! Les luttes pour les droits de la jeunesse, pour l’augmentation des salaires de leurs parents travailleurs et pour la défense de la paix au bénéfice de tous sont aussi liées que vitales : l’inflation et la flambée des carburants étranglent salariés, retraités et parents de ces lycéens, la guerre mondiale menace, les directions syndicales parlent d’une « colère immense », réclament la hausse des salaires et le blocage des prix… mais ne lui fixent aucun rendez-vous de grève commun !
Le 17 octobre, jour de mobilisation lancé par les Gilets jaunes sur les réseaux, est loin. Cette colère est légitime et indispensable face à l’atonie des états-majors syndicaux (qui ont gratifié les travailleurs d’une « année zéro » de mobilisations en 2025-2026 !), mais risque de souffrir de l’absence organisée de la grève. Le PRCF le dit aux confédérations syndicales, sans nullement prétendre donner de leçons : ne laissez pas la jeunesse seule face aux matraques, au risque de laisser ensuite ses parents isolés face à une seconde vague répressive . Appelez dès maintenant à la grève interprofessionnelle pour l’indexation des salaires sur les prix, le blocage des prix de l’énergie et la taxation des profits de guerre.
Face à un mouvement légitime, le pouvoir panique et bascule dans la fuite en avant totalitaire
Le PRCF nomme et combat le basculement totalitaire et fascisant qui s’accélère. Pour priver la jeunesse de son droit de se mobiliser et de débattre, le ministère de l’Education nationale, qui hurle au blocage des lycées par des manifestants en les qualifiant avec mépris d' »irresponsables » et de « manipulés », ferme par le fait du prince des centaines d’établissements et impose aux enseignants, hors de tout cadre réglementaire, le télé-enseignement.
Le PRCF appelle les personnels à refuser catégoriquement cette fermeture et ce prétendu « enseignement à distance » : le ministère reconnaît lui-même, lors d’un entretien avec une organisation syndicale représentative d’enseignants, que les journées de visioconférence ne servent à rien. Leur but est de disperser les lycéens comme au temps des gilets jaunes, de les priver de leur lieu de débat et de mettre les personnels sous pression hiérarchique.
Les violences commises par les forces de répression font système, au point que personne ne peut les nier. Les médias des milliardaires les dissimulent, les minimisent ou les justifient, leurs éditocrates réclamant de frapper plus fort alors qu’ils hurlent à l’intervention militaire dès la moindre arrestation dans un pays ennemi de l’OTAN. S’en suivent alors des milliers d’arrestations, bien souvent classées sans suite, et des dégradations amplifiées : l’échec est celui des responsables du maintien de l’ordre. En somme, c’est bien l’État de droit qui est visé, non la tranquillité publique ni le droit de manifester en sécurité – droit en réalité démantelé par la prétendue « démocratie » macroniste qui détruit aussi les libertés de réunion, d’association et d’affichage, et déjà pour la jeunesse.
Le ministère de l’Intérieur parle à la place de celui de l’Éducation et, avec le ministre de la Justice, multiplie les instructions pour criminaliser les jeunes en colère puis terroriser le mouvement. Des préfets écrivent aux familles de lycéens pour les menacer, piétinant la séparation des pouvoirs. Des policiers revendiquent de s’abstraire des règles et du contrôle de l’IGPN, par le biais d’officines corporatistes influencées par l’extrême droite, dont au moins l’une est malheureusement affiliée à la confédération FO.
Les conséquences sont tragiques : des enfants pacifiques et désarmés sont pourchassés par des hommes en armes, à pied, à moto, en voiture, par drones et même à cheval, comme au Moyen Âge. Les réseaux sociaux, que Macron veut contrôler, documentent des dizaines de cas de mineurs de moins de quinze ans étranglés, tabassés, gazés par des hommes en uniforme dont l’action non réglementaire salit la police républicaine et l’ensemble de la République. Des élus en écharpe, le plus souvent de LFI ou du PCF, sont molestés.
Deux enfants ont déjà été mutilés au visage, l’un à l’œil par un LBD, l’autre aux dents par une grenade lacrymogène. Quatre enquêtes de l’IGPN sont ouvertes ; il en faudrait des centaines, et elles se heurteront à l’omerta. Ces visages mutilés sont de nouveaux symboles, après la révolte des gilets jaunes, de la colère populaire présente dans tout le pays. La Marianne de 2026 est une enfant de 14 ans, étranglée et brutalement mise au sol par un policier à Alençon alors qu’elle était pacifique et désarmée, et dont la justice a déjà reconnu l’innocence en classant sa garde à vue, la laissant libre de toute poursuite après qu’elle a été terrorisée .
Défendons l’État de droit, la jeunesse et l’École TOUS ENSEMBLE EN MÊME TEMPS LE 6 OCTOBRE ET APRÈS !
Le PRCF exige que des enquêtes soient ouvertes contre les auteurs de ces exactions, qu’ils rendent des comptes devant la justice et devant le peuple français, qui les a habillés de son uniforme, et que l’État de droit soit respecté. La démocratie sociale n’est pas séparée de la République : dans un pays qui a fait tomber les murs de la Bastille pour mettre fin aux lettres de cachet et abolir les privilèges, elle en est le socle.
Le PRCF appelle le monde éducatif et le monde du travail à se mobiliser le 6 octobre de manière massive, déterminée et pacifique partout en France, en rejoignant l’intersyndicale et les organisations de jeunesse, et à exiger la grève interprofessionnelle. Il incite en particulier l’ensemble du monde éducatif, enseignants en tête, à ne pas se laisser impressionner par les menaces du ministère et à aider les lycéens et étudiants bloquant leurs lieux d’enseignement à se structurer et à porter haut et fort les revendications indispensables face à la Macronie et au double danger de l’extrême droite et de la guerre, à savoir :
- NON à l’austérité européenne et au budget de guerre servant les ambitions impérialistes de l’UE et de l’OTAN !
- NON aux suppressions de postes et à l’austérité imposée par l’UE !
- Abrogation de Parcoursup et de « Mon Master », imposés pour créer le grand marché de la compétence et de la connaissance exigé par l’UE et sa stratégie Europe 2020 !
- NON à la fermeture des lycées et NON au faux « distanciel » : ils visent à briser un mouvement social légitime et démocratique !
- Salaires indexés sur les prix, blocage des prix de l’énergie : grève interprofessionnelle !
- Respect du droit de manifester, arrêt de la répression et des sanctions contre les jeunes mobilisés !
- Condamnation implacable des policiers ayant exercé des violences illégales !





