À une large majorité, comme le confirme ce sondage réalisé dans plusieurs pays européens, les Français se prononcent contre l’appartenance de la France à l’Union européenne. Ils sont 54% à être totalement d’accord avec le PRCF, pour le Frexit progressiste. Un sondage totalement occulté par les médias des milliardaires, plus occupés à faire la promotion de Le Pen et de sa campagne nauséabonde divisant la France pour y faire régner les grandes fortunes.
C’est l’enseignement d’un sondage réalisé à l’échelle européenne par eupinons.eu (source) intitulé « 10 ans après le référendum du Brexit ».
Dans le détail, cette enquête qui comprend les résultats de sondages réalisés depuis 2015 souligne que les Français sont ceux qui souhaitent voir réduire l’intégration politique et économique au sein de l’Europe. En mars 2026, ils ne sont que 26% à vouloir d’avantage d’intégration (les moins nombreux parmi 9 pays européens testés) contre 46% qui veulent voir réduire l’intégration économique et politique de la France dans l’Europe, un chiffre qui était même de 51% en septembre 2025. En clair: deux fois plus de Français veulent moins d’Europe plutôt que davantage d’Europe. C’est un signal politique très clair, et fondamental.

Pour 72% des Français, soit 3 Français sur 4, quand ils pensent à l’Union européenne, les choses vont dans la mauvaise direction.
La question taboue en France : le référendum pour la sortie de l’UE. La réponse nette, c’est Frexit !
À l’occasion des élections européennes 2025, Initiative Communiste a consulté plusieurs instituts pour la réalisation d’un sondage posant la question précise suivie par l’enquête d’opion eupinion. Celle du vote des Français en cas de référendum pour ou contre la sortie de l’Union européenne. Aucun n’a voulu poser cette question taboue. L’un d’eux, après avoir accepté et même proposé une offre chiffrée, s’est désisté au dernier moment en refusant de poser cette question. Cela en dit long sur la fabrique de l’opinion en France.
Cela étant, le site allemand eupinions, qui se pose en analyste, ne semble pas avoir eu cette difficulté.
La réponse est claire, limpide, et complétement prévisible, car parfaitement en ligne avec la réalité du dernier vote sur le sujet le 29 mai 2005 : l’Union européenne, c’est toujours non pour les Français, qui avaient dit non à plus de 54% lors de ce référendum. Selon les sondages de ces douze derniers mois, entre 54% et 59% des Français voteraient pour la sortie de l’UE. Le Frexit est largement majoritaire avec 10 points d’avance sur le désir de rester dans l’UE.

Observons qu’à l’échelle de l’Union européenne, il y a une forte croissance des opinions populaires pour en sortir depuis 2022/2023. Notamment au Portugal (le vote pour la sortie passerait de 21% en 2024 à 40% aujourd’hui) et même en Pologne de 15% à 37%, en Italie de l’ordre de 30% à 40%.
C’est le point focal, central, pour la victoire à la prochaine présidentielle
Ce point sera au cœur de la rentrée politique et sociale alors que l’Union européenne continue de faire les poches de la France des travailleurs, de ses salaires et pensions de retraite, de ses services publics, pour faire grimper ses budgets de guerre, pour gaver toujours plus les multinationales.
Nous en avions déjà apporté la preuve en termes de démographie électorale. C’est désormais la preuve en terme d’enquête d’opinion. La question centrale mais taboue pour cette campagne présidentielle 2027, c’est la question de la sortie de l’Union européenne. Elle centralise l’ensemble des contradictions antagonistes qui attisent le conflit de classe entre la France des travailleurs et le bloc bourgeois et son Union européenne supranationale. Cette UE qui sert à faire les guerres impérialistes au coté de l’OTAN, cette UE qui pour cela impose l’économie de guerre. Cette UE qui mène une guerre permanente contre les salaires, contre les retraites, contre les droits des travailleurs par le dumping antisocial, les délocalisations, les accords de libre- échange. Cette UE qui pousse les forces fascistes et révisionnistes. Cette UE qui impose la privatisation des biens et services publics. Cette UE qui assure que le pouvoir est détenu bien à l’abri des peuples par les milliardaires, via la BCE, leurs banques, leurs multinationales. Qui rackettent les États et à travers eux les peuples. Qui imposent ainsi les politiques et les budgets d’euro-austérité.
Bref, il est temps de cesser d’être timides : partout il faut interpeller chaque militante et chaque militant de la gauche, ou syndicalisme de lutte actuellement en campagne, en mobilisation, en lutte. Il y a urgence à s’adresser à la France des travailleurs, cette majorité qui est la seule à pouvoir faire l’élection, à pouvoir imposer le rapport de force. Qui est surtout celle qui veut le changement pour le meilleur. Cela passe par le fait d’assumer d’être le héros populaire du Non de 2005, de la Nation souveraine, de cette souveraineté nationale, de cette souveraineté du peuple dont le défaut favorise et entretient le désintérêt pour la chose politique ou, pire, construit le tremplin de la fascisation par le bloc Macrono-Lepeniste.
Il est plus que temps d’appuyer avec le PRCF la campagne pour le Frexit progressiste. C’est le souhait ultra majoritaire de la classe ouvrière, et plus largement du peuple français. C’est aussi l’intérêt supérieur de l’Humanité que de voir rapidement la fin de cette entreprise de guerre mondiale qui s’acharne à allumer le feu nucléaire entre l’Europe occidentale et la Russie. Il en va, et ce n’est pas une exagération de le dire, de la survie de l’Humanité.
On peut constater que le candidat Mélenchon a ose affronter, maladroitement et timidement, la question du diktat de la dette publique pour faire sa rentrée politique. C’est courageux. Mais en se privant de mettre en cause la Banque centrale européenne et l’appartenance à l’UE, il s’est privé de tout moyen de convaincre de sa capacité à tenir sa promesse de contrôle de la dette, légitime et nécessaire. qu’il propose. De fait, c’est la BCE et non la Banque de France qui a le contrôle sur la dette, et les traités européens interdisent explicitement toute opération directe de la Banque de France pour intervenir sur la dette publique de l’État. Ce faisant, le candidat Mélenchon souffre de la critique de l’inconséquence de son propos, ce qui le fragilise. Mais surtout, bien plus gravement, il démobilise la France des travailleurs qui a besoin de voir incarné un discours qui ose dire ce qu’il en est sans faux semblants.
Comment se convaincre de se rendre aux urnes, comment se convaincre de participer à la dynamique populaire si le candidat dit de la Gauche n’ose pas lui dire les mots ultra majoritaires dans la France du peuple, la France des travailleurs, à savoir que l’Europe des patrons, ça suffit ? La France des travailleurs ne peut pas oublier des décennies de trahison de cette fausse gauche qui, de Mitterrand à Rocard en passant par Jospin – dont Mélenchon a été ministre – à toujours préféré construire l’Union européenne des milliardaires en détruisant pour cela la France des travailleurs, « celle qui bâtit de ses mains nos usines, celle dont l’UE a dit, qu’on les délocalise ! ». Celle des mines et de l’acier de la CECA, de la pêche non industrielle, de l’agriculture paysanne avec la PAC, des usines textiles, des services publics des télécoms, de l’énergie et de l’équipement et des transports, celle des industries de pointes d’Alstom à Alcatel ou Thomson… Mettant le pays sur la voie du sous développement effectif.
Sur cet exemple emblématique, le gel de la dette publique n’est possible qu’en sortant de l’euro, par le retour du strict contrôle populaire par la Nation française de sa Banque centrale et de sa politique monétaire. C’est l’objet même de la Banque centrale européenne et de l’euro, depuis les années 1970, que d’en avoir privé le pays. Depuis lors, il n’y a eu que croissance de la dette publique, désinvestissement dans le pays et son développement, mais bien sûr record sur record des profits des multinationales et de l’explosion des fortunes des milliardaires bénéficiant de cette spéculation contre la France et ses travailleurs.
Bref, il faut cesser de se payer de mots pour faire plaisir à quelques éditorialistes de la bourgeoisie, à quelques belles personnes des salons parisiens. qu’elles soient endimanchées dans le vert d’Europe-Écologie à la guerre, dans le dégradé du rose au rouge du PS ou du gauchisme, qui partagent la servitude auprès de l’hégémon impérialiste atlantiste. Le rôle d’une direction politique populaire, c’est de faire gagner la France des travailleurs, ce qui passe par la réponse à ses aspirations principales. Comme le disait un révolutionnaire chinois, qui a su ainsi faire sortir son pays de la misère et de la domination pour le mettre sur le chemin du premier pôle de développement scientifique et technologique au XXIe siècle grâce au socialisme, « On ne fait pas la révolution en ayant peur de faire un pas » (Mao). Celui qui craint de parler d’Union européenne de peur de froisser les milliardaires fera surtout peur aux dizaines de millions d’électeurs qui veulent en premier lieu que leur voix compte : ceux-là savent que tant que ce sera l’Union européenne des capitalistes qui décide, leur voix ne changera rien à la situation du pays et du monde.
Oui, comme les sondages y invitent, il est temps de briser les chaines de l’Union européenne.
JBC pour www.initiative-communiste.fr



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