Samedi 10 octobre : des dizaines de milliers de personnes dans les rues de France pour exiger la fin de l’impunité d’Israël et du sytème impérialiste hégémonique euro atlantique dont le régime de Tel Aviv est l’une des pointes les plus sanglantes.
Samedi 10 octobre 2026, une journée nationale de mobilisation pour la Palestine a rassemblé des cortèges dans des dizaines de villes de France, à l’appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (dont l’AFPS), d’Urgence Palestine, de BDS France, de Stop Arming Israel et de nombreuses organisations syndicales, politiques et associatives. À Paris, un long cortège est parti de la place de la République vers 14 heures en direction de la Bastille et de Châtelet ; des sources présentes sur place et des reportages estiment la participation à plusieurs dizaines de milliers de personnes.
Des rassemblements ont également eu lieu à Lyon, Marseille, Lille, Montpellier, Toulouse, Rennes, Nantes, Albi, Gap, La Roche-sur-Yon et dans de nombreuses autres villes, de la Bretagne au Sud-Est.Cette date n’a rien d’anodin. Elle marque un an après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu négocié le 10 octobre 2025, un accord que plus d’une centaine d’organisations humanitaires et de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont qualifié d’existant « seulement sur le papier ». Trois ans après le 7 octobre 2023 et le déclenchement de la guerre génocidaire menée par Israël contre la population de Gaza – après dix-sept ans de blocus –, les bombardements, les destructions et le confinement de près de deux millions de personnes dans une fraction du territoire se poursuivent. En Cisjordanie, la violence des colons organisés en milices, protégés et accompagnés par l’armée, accélère le nettoyage ethnique.
L’appel du Collectif national le résume clairement : « Stop génocide, colonisation, apartheid. Sanctions contre Israël ». Les revendications pointent la responsabilité centrale de l’Union Européenne. Solidarité avec la Palestine et sortie de l’UE c’est bien le même combat
Les mots d’ordre étaient convergents : arrêt immédiat des agressions, embargo sur les armes, suspension des accords commerciaux UE-Israël, fin de la colonisation, mise en œuvre des mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale et respect du droit international. À Paris, drapeaux palestiniens, libanais et banderoles « Pas d’armes, pas de génocide », « Free Palestine » et appels à des sanctions contre Israël et ses complices ont dominé le cortège. Des députés de La France insoumise (Gabrielle Cathala, Ersilia Soudais, Danièle Obono, Thomas Portes) et Sophia Chikirou étaient présents, aux côtés de militants d’origines diverses. Le dispositif policier était important, avec des véhicules de CRS suivant le défilé de près.
La journée s’inscrit dans le « mois d’action contre l’armement d’Israël » lancé par l’AFPS, BDS, Stop Arming Israel et Urgence Palestine. Les organisateurs ciblent explicitement les partenariats militaires et industriels français (Thales, Safran, etc.), les collaborations universitaires et la poursuite des livraisons d’équipements. Ils exigent aussi l’accueil inconditionnel des étudiants palestiniens et des motions de boycott académique, au nom d’une « Palestine libre de la mer au Jourdain ».
Dans les villes de province, les rassemblements ont repris les mêmes exigences : sanctions concrètes, embargo, fin de la colonisation et arrêt des bombardements. À Marseille, une journée de sensibilisation au Vieux-Port a précédé une manifestation ; ailleurs, des collectifs locaux ont mobilisé autour des places de République, des mairies ou des centres-villes.
Cette mobilisation intervient dans un contexte où les tentatives de restriction des libertés d’expression et de manifestation se multiplient, tandis que le gouvernement français continue de maintenir des relations économiques et militaires avec Israël. Les organisateurs le disent clairement : les revendications ici (contre les coupes budgétaires dans l’éducation, contre la répression) sont indissociables de la lutte pour une Palestine libre. Trois ans de génocide, trois ans de complicités, trois ans de résistance : le 10 octobre a montré que le mouvement de solidarité ne cède ni au silence ni à la normalisation d’un cessez-le-feu qui n’en est pas un.La pression de la rue reste l’un des rares leviers pour contraindre les États complices à rompre avec l’impunité. Samedi, elle s’est fait entendre, de la République à Bastille et dans tout le pays. Les militants du PRCF étaient mobilisés dans de nombreuses villes de France. Initiative communiste fait le point sur deux actions en province.
De Manosque…

Le rassemblement pour la journée international avec la Palestine aujourd’hui à Digne-les-Bains tenu le 10 octobre 2026 a été un franc succès. C’est un large collectif qui s’est réuni avec des prises de paroles convergentes, dynamiques et émouvantes par AFPS 04, Femmes 04 contre la guerre (dont les analyses sont congurentes avec celles développées par le PRCF ), la Libre Pensée 04, Action Anti-Fasciste 04 (qui fait par de l’arrestation chez lui de l’un de ses dirigeants nationaux pour son soutien pour la résistance palestinienne), Solidaires 04, PRCF 04-05 et LFI 04. Une action solidaire de vente de huile d’olivie palestinienne a été conduite par l’AFPS 04. Les discussions fructueuses conduite par le PRCF 04 a débouché sur la vente militante de deux initiative communiste.

Prise de parole du PRCF, lors de la journée de solidarité internationale avec la Palestine du 10 octobre 2026, Digne-les-Bains (04)
Nelson Mandela a dit que « Tant que la Palestine ne sera pas libre, aucun d’entre nous ne sera libre ». Comme le fut Guernica au 20ème siècle, le génocide de Gaza est un signe avant-coureur de l’orage.
Le capitalisme impérialiste est un système d’exploitation mondial qui nous pousse inéluctablement vers la guerre pour maintenir ses profits et son droit de piller le monde. Il a besoin de soumettre tout pays souverain qui résiste à son emprise.
L’État d’Israël est une partie clé de la domination impérialiste du Proche-Orient. D’ailleurs, la position d’Israël a été considérablement renforcée par la chute du gouvernement syrien, diabolisé dans les médias occidentaux et par toute la gauche établie pendant 13 ans d’une guerre sale, et remplacé en décembre 2024 par les djihadistes d’Al-Qaïda, avec qui Macron se complaît aujourd’hui de se prendre en photo en serrant la main.
Comment faire face à cette marche à la guerre qui sacrifie nos services publics et nos vies à l’économie de guerre exigée par l’UE-OTAN ?
Il est évident que se fier aux bonnes paroles des politiciens ne suffira point. On l’a vu depuis plus de quarante ans avec les divers gouvernements de gauche se pliant aux injonctions de l’UE, et avec le non-respect du vote « non » du peuple français à la constitution européenne en 2005. En Palestine, on l’a vu avec le non-respect des accords d’Oslo.
Les gouvernements occidentaux font quelques concessions, en paroles, alors que leur soutien actif financier et militaire pour le génocide continue en sous-main. Il en est ainsi avec la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France en 2025, et l’interdiction inopérante du commerce avec les colonies illégales israëliens.
Pour que nos luttes soient victorieuses il faut que les masses des travailleurs français prennent conscience de leur profond intérêt commun de classe avec les peuples qui résistent à l’impérialisme, car ce sont les mêmes capitaux monopolistes qui sévissent en France et en Palestine, et que nous devons mettre en échec aux deux bouts de la chaîne. Par l’action de grève, dont à l’heure actuelle les lycéens montrent courageusement la voie, les travailleurs français sont capables de déjouer les visées belliqueuses de la classe dominante.
C’est pourquoi nous devons saluer l’action des ouvriers dockers de Fos et de Gênes, qui ont refusé de charger les pièces détachées de mitrailleuses destinées à Israël. Ainsi que les travailleurs de Roissy refusant de transporter du matériel militaire. Nous devons appeler les travailleurs et leurs syndicats de refuser de fabriquer, ou de livrer des armements à destination d’Israël, et de refuser d’écrire ou de diffuser la propagande contre les pays ciblés par l’impérialisme, notamment au Proche-Orient.
Parce que la défense de Gaza est une question qui concerne toute l’humanité : le droit des peuples souverains de choisir leur destin, je porte toujours trois drapeaux, la Palestine, la France et Cuba. Cuba, ce petit pays exemplaire pour ses services d’éducation, de santé et pour sa gestion écologique de l’environnement, assiégé par les États-Unis, avec le soutien d’Israël à l’UN. « Cuba, Gaza Si ! MAGA No !». « L’argent pour les salaires pas pour la guerre ». Tous ensemble en même temps, les travailleurs peuvent imposer la paix, la souveraineté nationale, le développement économique et la justice social.
A Lens !

À Lens, une action symbolique pour le droit international : le drapeau de l’ONU sur la mairie
A l’initiative d’un large collectif militant auquel participe le PRCF lensois, les militants de la solidarité se sont rassemblés devant la mairie de Lens (Pas-de-Calais) pour une action revendication précise : apposer le drapeau des Nations Unies sur le bâtiment. Ce geste, discret mais chargé de sens, s’inscrivait dans la journée nationale appelée par le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, l’AFPS, BDS France et d’autres organisations.L’objectif était clair. Alors que le cessez-le-feu du 10 octobre 2025 n’existe « que sur le papier », selon de nombreuses ONG, et que les bombardements, le confinement de la population de Gaza et le nettoyage ethnique en Cisjordanie se poursuivent, les participants ont voulu rappeler l’autorité des résolutions de l’ONU et du droit international. Le drapeau bleu, symbole de paix et de multilatéralisme, a été choisi pour interpeller les pouvoirs publics locaux et nationaux : appliquer les décisions des institutions internationales, mettre fin à l’impunité et cesser toute complicité militaire ou économique avec Israël.
Cette initiative locale rejoint les mots d’ordre entendus ailleurs en France : embargo sur les armes, sanctions, respect des mandats de la Cour pénale internationale et fin de la colonisation. À Lens, ville minière marquée par les luttes ouvrières, l’action a souligné le lien entre les revendications sociales ici et la défense des droits du peuple palestinien. Les organisateurs ont dénoncé le silence de la France dont la diplomatie est guidée par l’Union Européenne face à un génocide en cours depuis trois ans et exigé que les collectivités territoriales ne restent pas neutres face aux violations massives du droit humanitaire.
Contrairement aux pavoisements de drapeaux palestiniens régulièrement contestés devant les tribunaux administratifs au nom de la neutralité des édifices publics, le choix du drapeau onusien se voulait un appel au respect des normes internationales plutôt qu’une prise de parti. Il a néanmoins été conçu comme un acte de résistance civique contre la normalisation d’une situation jugée inacceptable.
Dans un contexte où les libertés d’expression et de manifestation sont sous pression, cette action à Lens illustre la détermination des collectifs de solidarité à utiliser tous les leviers symboliques pour contraindre les autorités à agir. Le droit international n’est pas une option : c’est le message que les militants ont voulu afficher, sur la façade de la mairie. Alors que le RN menace la mairie et la ville de Lens, une ville se réclamant de la gauche ne peut rester sans réagir, sans agir, y compris en matière de solidarité internationale.
![Le tous ensemble en même temps, c’est maintenant ! [ l’Avis Ouvrier]](https://initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/10/Sophie-binet-5-novembre-2026-CGT-350x250.png)




