Ce 24 octobre en dépit de la féroce répression liberticide, pré fasciste du régime Macron Le Pen, c’est 761 mobilisations qui sont annoncées dans toute la France. Dont nombre de manifestation à l’initiative de la CGT dont les syndicalistes se dressent courageusement, non seulement pour revendiquer l’augmentation des salaires en construisant la grève générale (autour de la date du 5 novembre notamment), mais également pour défendre l’Etat de droit et les libertés.
La carte des actions. https://17octobregiletjaune.net/carte/
Principales villes où la CGT manifeste ou appelle à manifester le 24 octobreLes mobilisations sont souvent intersyndicales (avec FSU, Solidaires, FO, organisations de jeunesse, etc.). Les informations évoluent selon les arrêtés et les décisions de justice :
- Paris : Porte d’Italie – Porte de Vincennes (boulevards des Maréchaux), départ 14 h (parcours finalement accepté).
- Marseille : Autour des Réformés / Canebière, 14 h (autorisée à titre dérogatoire).
- Toulouse : Jean-Jaurès / berges du canal du Midi, 14 h (parcours alternatif accepté).
- Lille : Place de la République / parcours depuis la rue Inkerman, vers 14 h 30 (adapté au périmètre).
- Caen : Place de la République, 14 h (malgré interdiction partielle du centre).
- Vannes : Port, 14 h (malgré interdiction, appel maintenu).
- Valenciennes : Place d’Armes, 10 h.
- Orléans : Manifestation contre le congrès du RN (Sophie Binet présente).
- Strasbourg : Cortège syndical autorisé.
- Nantes et villes proches (Châteaubriant, Saint-Nazaire) : Appels CGT avec points de rassemblement précisés.
- Autres villes selon les structures locales (souvent avec parcours négociés ou contestés).
De nombreuses autres villes font l’objet d’interdictions totales ou partielles (Lyon, Montpellier, Metz, Grenoble, etc.). La CGT insiste partout sur le caractère pacifique des mobilisations et sur la défense du droit de manifester comme liberté fondamentale.
Pacifisme, organisation, solidarité face aux terribles violences policières
Lycéens et lycéennes éborgnés, mains arrachées, machoire détruire… les violences policières ont franchi tous les seuils de l’Etat de droit. Il se pourrait que le régime et sa répression ait provoqué deux morts le 17 octobre à Paris.
Les syndicalistes CGT prennent les devants pour briser l’attaque contre les libertés démocratiques et construire la grève générale
La CGT et ses structures locales ont multiplié les critiques et les actions juridiques contre les arrêtés préfectoraux restreignant ou interdisant les manifestations, tout en appelant à des mobilisations pacifiques. La situation reste évolutive en journée, avec des acceptations de parcours alternatifs, des recours et des décisions de justice locales. La secrétaire générale de la CGT a dénoncé un « tournant inquiétant ». Sur franceinfo le 23 octobre, elle a déclaré : « La liberté de manifester est le fondement d’une démocratie. C’est ce qui fait la différence entre une démocratie et une dictature. » Elle a jugé « très grave » les interdictions, y compris dans des villes où des cortèges syndicaux sont concernés (elle a cité notamment Caen, Chambéry et Perpignan). Elle a insisté sur le fait que les organisations syndicales ne peuvent pas avoir le monopole du droit de manifester : « Les associations, les partis politiques, les citoyennes et les citoyens ont le droit d’organiser des manifestations. »Elle a aussi affirmé que si le gouvernement voulait annuler les manifestations, il suffisait de répondre immédiatement aux revendications sociales. La CGT se dit prête à être présente avec des « gilets rouges » pour accompagner et protéger celles et ceux qui se mobilisent. Dans son intervention auprès du Premier ministre, elle a rappelé l’appel à des mobilisations pacifiques, s’est dissociée des dégradations et violences (jugées contre-productives), et a indiqué que les directives pour le 24 octobre étaient de déposer des parcours simples et sécurisants partout où c’est possible. Le rendez-vous principal annoncé reste la grève du 5 novembre. Sophie Binet participe également à la manifestation contre le congrès du RN à Orléans, en précisant qu’il ne s’agit pas d’empêcher la tenue du congrès.
Expressions des unions locales et départementales
- Paris : L’UD CGT (Karl Ghazi, co-secrétaire général) a jugé le parcours alternatif imposé (Porte d’Italie – Porte de Vincennes via les boulevards des Maréchaux) « impossible à sécuriser ». L’intersyndicale a d’abord refusé ce tracé (après un accord préalable sur Bastille-Nation), l’a contesté en référé devant le tribunal administratif (rejeté), puis a finalement accepté le parcours imposé pour un départ à 14 h.
- Metz (Moselle) : L’UD CGT a déposé un référé-liberté dans la nuit. Elle conteste l’interdiction et dénonce une volonté de « nous invisibiliser de l’espace public » (Aline Leroux, secrétaire générale). Audience prévue le matin du 24.
- Vannes (Morbihan) : La CGT maintient son appel à se rassembler à 14 h sur le port malgré l’interdiction préfectorale et conteste la décision pour défendre la liberté de manifester.
- Caen (Calvados) : La CGT, avec la FSU et Solidaires, a écrit au préfet pour dénoncer « une atteinte grave aux libertés démocratiques ». « Le droit de manifester est une liberté fondamentale, et non une variable d’ajustement au gré des décisions préfectorales. » Appel maintenu place de la République à 14 h.
- Toulon / Var : L’UD CGT du Var a qualifié les décisions (interdiction dans le centre-ville et suspension des transports) de « dangereuses ». Elle estime qu’elles tendent le contexte et que « le droit de manifester est un droit constitutionnel qui ne doit pas être remis en cause : c’est un grand danger pour la démocratie ».
- Marseille / Bouches-du-Rhône : L’UD CGT 13 (Marc Pietrosino) a participé aux recours. Après discussions, une manifestation syndicale a été autorisée à titre dérogatoire (départ autour des Réformés / Canebière à 14 h). Le tribunal administratif a partiellement suspendu l’interdiction départementale (autorisations dans cinq communes : Gardanne, Istres, Martigues, Miramas, Tarascon).
- Bordeaux : L’intersyndicale (CGT, FSU, FO) a contesté l’interdiction du centre-ville. Stéphane Obé (UD CGT 33) a exprimé son étonnement face à une mesure qu’il juge liberticide et a indiqué que les syndicats allaient saisir la justice.
- Autres : À Morlaix, l’intersyndicale incluant la CGT a dénoncé une « atteinte grave aux libertés démocratiques ». Des appels ou présences CGT sont signalés à Lille (UD CGT 59, autour de 14 h 30 place de la République / parcours adapté), Nantes et agglomération, Valenciennes (UL CGT, place d’Armes à 10 h), Toulouse (accord sur un parcours alternatif le long du canal du Midi), Strasbourg (cortège syndical autorisé), et dans d’autres villes selon les UD/UL.
Macron Le pen Etat policier, vous nous empécherez pas, de manifester !

Alors que le régime Macron Le Pen prétend interdire de marché, portant des déclarations pour ordonner aux préfets d’interdire toute manifestation qui ne seraient pas déclaré par les syndicats, c’est le coeur de la République, c’est le coeur des libertés des Français, des libertés constitutionnelles qui fondent l’Etat de droits, qui sont attaquées.
De nombreuses préfectures ont interdit les manifestations (déclarées ou non), les cortèges et les rassemblements revendicatifs, souvent dans les centres-villes ou des périmètres définis. Selon les sources (notamment Le Parisien, Franceinfo, Centre Presse Aveyron et les préfectures), les zones concernées incluent notamment :
- Lyon (Rhône) : interdiction dans un large périmètre du centre (Presqu’île, Part-Dieu, Vieux Lyon, etc.) de 10 h à 23 h.
- Marseille et Bouches-du-Rhône : interdiction initiale de toutes les manifestations (déclarées ou non) dans les communes de plus de 10 000 habitants, y compris pour d’autres sujets que le pouvoir d’achat. Partiellement suspendue par la justice (voir ci-dessous).
- Montpellier (Hérault) : interdiction de la manifestation déclarée par FO ESR ; interdiction des rassemblements dans un vaste périmètre (Écusson, Comédie, Polygone, gare Saint-Roch, etc.) de 8 h à 22 h.
- Nice, Toulon (centre-ville de 11 h à 23 h 59), Rouen, Le Havre, Grenoble, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Perpignan, Le Mans, Caen, Lorient, Lille, Rennes, Nantes, Brest, Quimper, Nancy, Limoges, et d’autres (Valence, Montélimar, Saint-Étienne, Clermont-Ferrand, Besançon, etc.).
- Listes régionales rapportées : Occitanie (Nîmes, Alès, Montpellier, Béziers, Montauban, Perpignan, Narbonne…) ; Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux, Pau, Bayonne, Limoges…) ; Auvergne-Rhône-Alpes ; Normandie ; Bretagne ; Grand Est, etc.
- Paris : un seul parcours syndical autorisé (initialement Bastille-Nation, puis modifié) ; les autres rassemblements (y compris celui du collectif Interfac et de Gilets jaunes) interdits. Interdiction des rassemblements non déclarés dans certains secteurs.
- Dans de nombreuses villes, les manifestations non organisées par des syndicats ou non déclarées sont proscrites. Des mesures complémentaires (interdiction d’artifices pyrotechniques, de carburant en bidon, d’équipements de dissimulation ou de protection, d’armes par destination) s’appliquent souvent au niveau départemental.
Ces interdictions ne sont pas exhaustives au niveau national (plus d’une centaine de communes ou périmètres sont concernés selon Le Monde), car elles varient selon les arrêtés locaux et les évolutions de la journée.
Recours en référé devant les tribunaux administratifsPlusieurs référés-liberté ont été déposés. Les décisions notables sont les suivantes :
- Tribunal administratif de Marseille : suspension partielle de l’arrêté des Bouches-du-Rhône. Les manifestations déclarées sont autorisées à Gardanne, Istres, Martigues, Miramas et Tarascon (communes sans incidents le 17 octobre). L’interdiction est maintenue pour le reste du département (y compris Marseille hors dérogation syndicale négociée). Le juge a estimé que la mesure n’était pas manifestement illégale au regard de l’ordre public et de la mobilisation policière concentrée à Marseille.
- Tribunal administratif de Montpellier : rejet des trois recours en référé-liberté. L’interdiction de la manifestation déclarée par FO ESR est confirmée, au motif de la conciliation entre liberté de manifester et sauvegarde de l’ordre public (risques liés aux événements du 17 octobre et au même déclarant). Les rassemblements dans le centre restent interdits.
- Tribunal administratif de Paris : rejet du recours des organisations syndicales contre le parcours modifié imposé par la préfecture (Porte d’Italie – Porte de Vincennes). Le tracé est maintenu.
- Un recours en référé-liberté a été déposé devant le Conseil d’État par l’Association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico) et le Syndicat de la magistrature contre la « recommandation générale » de Macron limitant les autorisations aux organisations syndicales. Aucune suspension globale n’a été rapportée comme effective au moment des informations disponibles.
Couvre-feuxPlusieurs villes ont instauré ou prolongé des couvre-feux, souvent limités aux mineurs non accompagnés, parfois étendus à toute la population :
- Marseille : couvre-feu élargi aux majeurs et mineurs (23 h-5 h les nuits de samedi à dimanche et dimanche à lundi) dans le centre, autour des centres commerciaux et des bâtiments publics/institutionnels.
- Lyon : couvre-feu sur la Presqu’île de 23 h samedi à 6 h dimanche.
- Toulouse : couvre-feu total dans l’hypercentre de minuit à 5 h jusqu’au lundi.
- Limoges : couvre-feu total dans certaines rues (22 h-5 h).
- Mineurs non accompagnés : Montpellier et Béziers (centre, dès 20 h-22 h jusqu’à 6 h), Saint-Étienne, Bordeaux, Nice, Saint-Laurent-du-Var, Mulhouse, et d’autres.
- Autres exemples : Orléans (mineurs de moins de 15 ans les deux nuits suivantes), Paris (quartiers partiels, en cours), Valence, Toulon (mineurs), etc.
Restrictions de circulation des transports en commun
- Paris : fermeture de 24 stations de métro dès 9 h (lignes 1, 4, 6, 8, 9, 10, 12, etc., notamment autour des Champs-Élysées, Concorde, Saint-Germain, et sur le parcours modifié), sur demande de la préfecture de police. Interruptions de trafic possibles ; impacts sur les tramways T3a/T3b.
- Montpellier : arrêt complet des cinq lignes de tramway et des bus intra-muros toute la journée (décision préfectorale en accord avec la métropole) ; reprise annoncée le dimanche.
- Toulouse : fermeture de stations de métro (Capitole, Jeanne d’Arc, Jean Jaurès, etc.) et interruptions/déviations sur tramways et bus en fonction de la manifestation.
- Marseille : une suspension totale envisagée a été abandonnée faute de consensus ; les transports fonctionnent normalement, avec possibles interruptions liées à l’ordre public.





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