C’est un mouvement d’une force historique de la jeunesse de la France des travailleurs qui s’est levé. Des centaines de milliers de lycéens et lycéennes en action secouent le régime Macron Le Pen, en refusant l’impasse tracée à leur avenir par la politique d’euro austérité et de guerre.

La réponse immédiate du régime, avec le soutien du RN et de ses syndicats policiers connus pour couvrir les violences policières, c’est la répression. Près de 2 000 arrestations, une rafle énorme. Des centaines de blessés, dont plusieurs très graves, mutilés. Des gamines de 14 ans étranglées pour les terroriser !
Et comme cela ne suffit pas, puisque les lycéens démontrent le problème complet dans l’Éducation nationale (bâtiments délabrés, manque de professeurs, pas d’issues pour les stages, l’impasse angoissante de Parcoursup et de son tri antisocial…), le ministre de l’Éducation ferme manu militari les lycées. Son maitre de l’Intérieur lui ordonne dans une circulaire honteuse de poursuivre la répression avec « le discernement habituel ». C’est à dire de cogner comme à Sainte Soline et comme contre les Gilets jaunes ou les manifestations pour les retraites. Matraques et grenades, cachots et menaces d’interdiction de l’opposition sont de sortie pour imposer le 1er octobre le budget d’austérité qui détruit les écoles et l’avenir de nos enfants, un budget imposé par les milliardaires via l’Union européenne, un budget dont la priorité est le surarmement et le financement de la guerre en Ukraine qui, à tout moment, peut dégénérer en guerre mondiale, et en atomisation nucléaire de l’Humanité. Comment ne pas comprendre les lycéennes et lycéens qui crient « excusez nous de nous inquiéter pour notre avenir ! »
L’école pas la guerre sur les pancartes
À Marseille, le régime Macron, via la région d’extrême droite a fait courir des fausses nouvelles : un proviseur attaqué à l’essence au lycée V. Hugo. Totalement faux : ce qui est vrai, c’est que les lycéens rassemblés devant la fac Saint- Charles et le lycée ont été sauvagement chargés et abondement gazés par une compagnie complète de CRS surarmés. Pour semer le désordre, les autorités ont fermé toute la journée la gare Saint- Charles, provoquant une pagaille monstre. Bien d’avantage que les quelques papiers cramés dans des poubelles. Des incendies qui n’étonnent pas les Marseillais d’ailleurs : c’est le lot quotidien puisque la métropole de droite et une municipalité exsangue en raison de l’euro austérité sont incapables depuis des années de ramasser correctement les ordures, provoquant chaque jour des incendies aux quatre coins de la deuxième ville de France.
Tourcoing, forte mobilisation des lycéens, dans le calme malgré la police
Dans le Nord, c’est 55 lycées qui se sont mobilisés le 1er octobre en dépit de la répression policière, et selon le décompte officiel du gouvernement. Plus de la moitié des lycées de l’académie, dont 45 dans le Pas de Calais. Signe de ralliement des lycéens en colère: chanter la Marseillaise devant leurs établissements, avec des drapeaux français. Ils démontrent ainsi leur attachement à la République et ses principes, liberté, égalité, fraternité. Fraternité dans leur mobilisation tous ensemble. Liberté d’expression, liberté de manifester, liberté de penser. Et surtout égalité : ce n’est rien d’autre que la justice et l’égalité que la jeunesse des lycées revendique. Des professeurs dans les classes partout. Des lycées avec des conditions matérielles d’enseignement dignes pour tous : avec de l’eau qui ne soit pas contaminée à la merde, pas de rats, des salles de classes où la température ne soit ni 40° ni 5°, qui ne prennent pas l’eau quand il pleut. Avoir suffisamment à manger à la cantine alors que les prix y ont fortement augmenté. Plus spécifiquement, c’est le système inique de Parcoursup, en lien avec la réforme du bac, qui est dénoncé. Les jeunes veulent un même accès pour tous à l’enseignement supérieur avec un même sésame unique : le bac. Rappelons que la réforme détruisant le bac en application des directives européennes au profit du contrôle continu fondé sur les compétences, ainsi que Parcoursup, ont été unanimement refusées et combattues par lycéens et enseignants.
À Lille, des milliers de lycéens ont manifesté dans le calme entre le lycée Pasteur et le rectorat.
À Tourcoing, au lycée Gambetta, les lycéens se sont mobilisés en nombre et dans le calme. Drapeau tricolore en main, avec des pancartes préparées avec soin, ils se sont rassemblés à l’entrée de leur lycée pour montrer leur colère, leur nombre, et faire entendre leurs revendications. Celles de jeunes citoyens dont l’avenir devrait être la priorité de la nation. Plutôt que de gaver des milliardaires et alimenter via l’économie de guerre la marche funeste interdisant tout avenir vers la guerre mondiale et la catastrophe climatique.
Les jeunes communistes de la commission jeunesse du PRCF y étaient présents. Les autocollants qu’ils ont proposés ont été très appréciés





Forte mobilisation des lycéen-nes à Manosque, la jeunesse exprime sa colère (04)
Les lycéens et lycéennes de Manosque se sont mobilisés ce jeudi 1er octobre, avec beaucoup de courage et détermination, se rassemblant dès 8h00 devant le Lycée Félix Esclangon, brandissant les drapeaux français et palestinien, et avec de nombreuse pancartes portant des slogans tels que :
« Ils investissent de l’argent dans la guerre mais pas dans la jeunesse »,
« On manifeste pour que nos petites frères et sœurs aient une chance »,
« Désolé pour le dérangement nous essayons de sauver notre avenir »,
« Parce qu’il ne faut pas attendre que l’on soit 67 dans les classes pour agir »,
« Jeunesse en colère », « Mal Éduqués Pas Écoutés ! », « École sans argent, pays sans avenir »
« J’aime pas Trotro Parcoursup »,
« Tout ce qu’on demande c’est qu’on nous entende »,
« On manque nos leçons pour vous en donner une »,
« Un lycée en ruine et des profs sous-payés, mais pour eux le problème c’est le voile »,
« On veut étudier, pas angoisser »…





Alors que le rassemblement se déroulait dans le calme et pacifiquement, quelques-uns ont allumé un feu de poubelles devant le lycée. Un professeur sur un toit a notamment dirigé le jet d’un extincteur sur des élèves. Après une confrontation avec la police, le cortège s’est dirigé vers le lycée des métiers Louis Martin Bret, où il y a eu une scène semblable. Une poignée de militants, y compris du PRCF, essayaient de protéger ces adolescents notamment en se mettant devant le cortège et en filmant la police. Des scènes comparables se sont ensuite déroulées devant le lycée des Iscles, et devant la mairie de Manosque, avant de retourner au lycée Félix Esclangon.
Les militants présents lancent un appel dans leur réseaux: « Jeunes, vieux, moins vieux, jeunes adultes et adultes en devenir… nous devrons nous porter en protection des cortèges. »
Ce 2 octobre, les gendarmes étaient lancés dès le début de matinée au parc de la Drouille contre les lycéennes et lycéens de Manosque


Le mouvement des lycéens continue aujourd’hui à Manosque. Très forte présence policière devant les lycées. Les tracts du PRCF chaleureusement reçus par les lycéens. Plusieurs mises en garde à vue des lycéens hier, et au moins un aujourd’hui. Plusieurs tirs de gaz lacrymogène sur les étudiants devant le lycée des Iscles.









La CGT Educ’action aux cotés des lycéennes et des lycéens !

![Le tous ensemble en même temps, c’est maintenant ! [ l’Avis Ouvrier]](https://initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/10/Avis-ouvrier-350x250.png)
![Macron chef d’orchestre du chaos : crise sociale, fascisme et marche à la guerre – [Fadi Kassem – Vidéo]](https://initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/10/20261020-17-octobre-fadi-kassem-350x250.jpg)


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