
Les salaires de base des ouvriers et des employés ont à peine bougé au deuxième trimestre 2026. +0,9 % en trois mois. Sur un an, +2,1 %. Ce sont les chiffres froids et médiocres publiés par les rapports de l’INSEE.
Les salaires mensuels de base de tous les salariés du privé : +0,7 % sur le trimestre, +1,9 % sur un an. En face, les prix à la consommation ont grimpé de 1,7 % entre juin 2025 et juin 2026.
Résultat net : en pouvoir d’achat réel, les salaires de base des ouvriers et employés n’ont progressé que de 0,3 %. Ceux de l’ensemble des salariés de 0,2 %. Quasi zéro. Un gel déguisé.Chez les ouvriers, la hausse réelle tombe à 0,1 %. Chez les employés, 0,5 %. Les professions intermédiaires stagnent. Les cadres gagnent 0,1 %.
Dans la construction, c’est même le zéro pointé. L’industrie et le tertiaire font à peine mieux.Cette quasi-immobilité des payes, face à la vie qui continue de coûter plus cher, accélère la paupérisation des travailleurs.
De plus en plus de salariés se retrouvent au SMIC ou tout juste au-dessus. Dans le privé, la smicardisation s’installe. Dans le public, c’est encore plus brutal : à cause du blocage du point d’indice, la majeure partie des grilles de catégorie C est désormais sous le SMIC. Une proportion importante des grilles de catégorie B aussi. Et même le début des grilles de catégorie A y plonge. Des fonctionnaires, cadres compris, payés en dessous du salaire minimum légal ? dans sa largesse le gouvernement garantie cependant par des primes (s’épargnant des cotisations sociale) le minimum du smic. C’est bien le minimum ! Pendant ce temps, l’argent circule… ailleurs.
En 2025, les multinationales du CAC 40 ont versé des dividendes records à leurs actionnaires. Fonds de pensions, grandes fortunes se régalent. Ils font les poches des travailleurs pour remplir leurs coffres. Avec l’aide du régime Macron et l’appui de ses comparses du RN Le Pen et Bardella, les multinationales ont touché 211 milliards d’aides publiques et autres exhonérations d’impôts. Le premier poste de dépenses de l’Etat. Des vrais assistés.
Et la loi de programmation militaire prévoit 413 milliards d’euros.
C’est le principe des vases communicants : ce qui ne va pas dans les payes des travailleurs part dans les poches des milliardaires et dans les caisses de la guerre.
L’enjeu prioritaire de la présidentielle 2027 – et sans attendre la rentrée sociale 2026 – est donc d’une simplicité radicale pour la France des travailleurs :
l’argent pour les salaires, pas pour la guerre ni pour les milliardaires.

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