C’est un attentat raciste d’extrême droite évident. A nouveau, les idées des Le Pen, Zemmour, Bardella, Lisnard, Retailleau et cie ont tué. Au coeur des quartiers populaires de la région parisienne. Si le maire de Trappes, les responsables politiques de gauche, ont fermement dénoncé en tant que tel l’attentat, obligeant le président Macron à s’aligner sur cette condamnation, la droite et l’extrême droite continuent de fracturer le pays. Et les médias des milliardaires tout à leurs campagnes de promotion du RN et de Le Pen, d’invisibiliter cet attentat terroriste qui devrait faire la Une des journaux. Cet attentat sera d’évidence au coeur des manifestations de ce 24 octobre, tout particulièrement à Orléans face au congrès du RN, qui avec leur discours de haine xénophobes, anti immigrés et contre nos compatriotes musulmans, ont du sang sur les mains.

Les faits sont glaçants : une attaque terroriste d’extrême droite à la mitrailleuse
Le 23 octobre 2026 au matin, vers 10 heures, un homme a ouvert le feu en rafales depuis son véhicule sur des passants, choisi pour leur couleur de peau ou leur proximité à un lieu de culte musulman, à Trappes puis à La Verrière, dans les Yvelines. L’auteur, Kévin T. (né en 1987), 39 ans, de nationalité française et domicilié à Plaisir, a été interpellé peu après à Coignières. Il a utilisé un pistolet-mitrailleur de type Sten (arme de collection de la Seconde Guerre mondiale). Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée. L’appartement du suspect était piégé avec des bouteilles de gaz pour parrachever son entreprise terroriste. Dans son véhicule, les policiers ont retrouvé un pistolet-mitrailleur, des bombes lacrymogènes et des gants.
Le bilan fait état d’un mort — Pengo Bossio Wangi, 26 ans, d’origine africaine selon le maire de Trappes, abattu près d’une aire de jeux au square Louis-Pergaud — et de cinq blessés, dont une fillette de 12 ans touchée à plusieurs reprises (d’une douzaine de balles, entre la vie et la mort) ainsi que d’autres personnes d’origine maghrébine. Le président Emmanuel Macron qui s’est rendu sur place a qualifié les faits d’« attentat terroriste raciste ». Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a parlé d’un « crime terroriste ». « Ce qu’il s’est passé aujourd’hui est un tournant dans la vie de notre République et de notre nation », a déclaré Emmanuel Macron, lors de sa visite à Trappes, dénonçant « un attentat terroriste raciste », qui a fait « six victimes ». « Un homme a été tué, ce matin, par l’un de nos compatriotes sur la base d’une idéologie raciste », a déclaré le chef de l’Etat, qui a souligné que les victimes ont été « visées en raison de leur couleur ou de la religion supposée et pour rien d’autre ». Emmanuel Macron a justifié sa qualification par « une préméditation » de la part du suspect, mais aussi par les « propos qu’il a tenus et qui ont été très clairement consignés ». « Il a épargné des gens en raison de leur peau (…) et il a assumé son acte », a ajouté le président de la République.
Le maire de Trappes, à gauche, Ali Rabeh, a dénoncé « un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe ». Il a estimé que « les discours qui arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l’acte sont criminels » et que « tous ces discours font des morts », notamment ceux qui imputent « tous les maux de cette société » aux « Arabo-musulmans ». Il a appelé à la « concorde républicaine » et pointé la responsabilité des responsables politiques comme des journalistes des chaînes d’information continue qui diffusent et légitiment ces propos.
Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a aussi affirmé que « le racisme tu[ait] », appelant, « face à ce crime odieux », à ce que « tous les êtres humains se souviennent qu’ils sont semblables en se voyant tous horrifiés et indignés ». Le candidat du Parti communiste français, Fabien Roussel, pointe également « la haine que propage l’extrême droite », disant être « profondément en colère ».
Le RN et Bardella, par leur discours de haine, arment les attaques terroristes, les crimes racistes
Ces événements interviennent alors que Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), avait qualifié en 2021 la ville de Trappes de « République islamique en miniature » et de « capitale européenne du djihad », propos pour lesquels il a été mis en examen. Le RN tient son XIXe congrès ce 24 octobre à Orléans (et un meeting le 25), où Bardella, seul candidat, doit être réélu. Mediapart a publié en septembre 2026 des écrits antisémites et complotistes attribués à Bardella en 2013 (qu’il conteste comme des « faux grossiers » et pour lesquels il a porté plainte en diffamation).
Cette attaque s’inscrit dans une série de faits à caractère raciste ou terroriste d’ultradroite recensés depuis 2020, parmi lesquels l’assassinat d’Hichem Miraoui à Puget-sur-Argens en mai 2025 (qualifié de terroriste), le meurtre d’Aboubakar Cissé dans une mosquée du Gard en avril 2025. Le ministère de l’Intérieur a relevé une hausse des crimes et délits racistes en 2025.
Dans le contexte politique, plusieurs lois d’immigration adoptées depuis 2024 ont vu le régime Macron s’alligné sur les délires xénophobes de l’utra droite du RN de Le Pen Bardella, tandis que la droite extrême de Retailleau entrait au gouvernement au poste de ministre de l’Intérieur. Une coalition macrono le peniste faite pour tout à la fois tenir les budgets d’euro austérité commandités par l’Union Européenne et le MEDEF, et escalader dans la division raciste et xénophobe divisant les français, opposant les territoires et aboutissant in fine à ces terribles crimes et attentats. De fait, le RN fournit le contingent de voix le plus important de la majorité lors des votes des motions de censure, maintenant depuis maintenant plus de deux ans les gouvernements de Macron au pouvoir.





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