
Depuis qu’il s’est propulsé à l’Elysée avec l’aide des grands médias et des milieux financiers, Macron n’a cessé de mener une politique brutalement…
- antisociale (casse du Code du travail, des retraites solidaires, des services publics, feu vert aux délocalisations, traités transatlantiques ruinant notre agriculture, acharnement contre les privés d’emploi, appauvrissement du plus grand nombre…),
- antinationale (effondrement du produire en France industriel et agricole, préférence systématique accordée à l’anglais dans la communication présidentielle, acharnement en faveur de l’euro-fédéralisme alors que le peuple français a refusé la Constitution européenne en mai 2005…),
- antidémocratique (érosion continue des libertés, choix du tout-répressif le plus sauvage face aux Gilets jaunes, à la jeunesse lycéenne en lutte et aux mouvements sociaux, monopolisation des médias par des oligarques fascisants),
- voire franchement belliciste (servilité envers l’OTAN et à sa confrontation « sans ligne rouge » avec la Russie, l’une des deux superpuissances nucléaires mondiales, engagement aventuriste de l’Armée française aux côtés de l’Arabie saoudite et contre l’Iran, construction d’une « économie de guerre » aussi dangereuse pour la paix que ruineuse pour notre peuple, militarisation galopante de l’école…).
Or, alors que ce président en fin de mandat et au plus bas dans les sondages a été désavoué par tous les scrutins récents, alors qu’il a arrogamment ignoré le choix majoritaire des Français en nommant à Matignon l’un de ses fidèles, le va-t-en-guerre Sébastien Lecornu, tout se passe comme si, jamais las de caporaliser le pays, le déclinant « Jupiter » élyséen utilisait ses derniers mois de règne pour précipiter la France dans une trajectoire suicidaire sur tous les plans: car non seulement le nouveau budget Lecornu, soutenu par l’Elysée, comprime à nouveau les dépenses sociales tout en majorant les crédits destinés aux marchands de missiles, non seulement la ligne hyper-répressive déjà mise en œuvre par la Macronie au moment des Gilets jaunes et du mouvement syndical pour les retraites s’est encore aggravée dernièrement en ciblant le mouvement lycéen (mutilations de jeunes gens perpétrées par les troupes de Laurent Nunez), non seulement les lois liberticides ne cessent de s’empiler (avec, dernièrement, la loi scélérate assurant une quasi impunité aux policiers faisant arbitrairement usage de leurs armes), mais sur le plan international, Macron se démène pour engager au plus tôt la France dans une guerre ouverte avec la Russie, y compris en redéfinissant la force de frappe française comme un « parapluie » couvrant l’ensemble du sous-continent européen, voire en envoyant des troupes et du matériel français (sans consulter le Parlement…) sur le théâtre de guerre explosif qu’est devenue l’Arabie saoudite. Bref, Macron tente de faire de la France l’aile marchante de la guerre mondiale euro-atlantique en gestation de la Baltique à l’Asie-Pacifique en passant par le Proche-Orient !
Tout se passe comme si l’indélicat locataire de l’Elysée qui, par ailleurs, brûle notoirement d’accéder demain à la présidence d’un belliqueux Etat fédéral européen, voulait précipitamment entraîner notre peuple dans la pire des aventures guerrières tout en perturbant lourdement la vie politique française à l’approche d’un scrutin présidentiel et législatif crucial.
Il urge donc que le mouvement populaire appelle le peuple souverain de France à renvoyer au plus tôt dans ses foyers ce personnage toxique pour la paix, la démocratie, l’Europe et la tranquillité du monde entier.
Nous savons certes que, par lui-même, le départ de Macron ne règlera rien d’essentiel si, par ailleurs, notre pays ne brise pas les chaînes de l’exploitation capitaliste, de l’OTAN et de la « construction » oligarchique européenne. Nous savons aussi que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont en embuscade et attendent leur heure pour achever de stranguler les libertés. Mais cette heure sinistre surgira d’autant plus vite que Macron et la Macronie conserveront leurs postes de commandement jusqu’en mai prochain en commettant chaque jour des dégâts irréversibles, en mettant la France aux portes de l’état de guerre, voire en provoquant entretemps la mutilation de nouveaux Gilets jaunes, de syndicalistes ouvriers ou d’adolescents en lutte. Bref, en créant un climat belliciste et fascisant qui, loin de faire barrage au Rassemblement lepéniste, lui ouvre au contraire un boulevard pour conquérir l’Elysée.
Au contraire, si, en lien étroit avec les revendications sociales (emploi, salaires, services publics, produire en France, Sécu…) inséparables de la reconstruction de la paix, des libertés et de la souveraineté du pays, le départ de Macron est réclamé, voire obtenu de haute lutte par le mouvement populaire, c’est la jeunesse estudiantine, c’est le mouvement ouvrier, c’est le peuple républicain de France qui auront repris l’initiative politique, chose dont la Macronie, le RN et le pouvoir oligarchique en général, ont tout à redouter, et dont le peuple de France a au contraire tout à espérer en termes de dynamique transformatrice.
C’est pourquoi, sans renoncer le moins du monde, bien au contraire, aux slogans revendicatifs émanant du mouvement populaire tels que l’argent pour les salaires, pas pour la guerre, investir dans l’enseignement, pas dans l’OTAN !, l’argent pour l’hôpital, pas pour la guerre mondiale, etc., le mouvement populaire doit réclamer haut et fort le départ immédiat de ce personnage toxique, despotique et dangereux pour la République, la France et la paix mondiale.
Macron, Lecornu, Nunez, dégagez maintenant !
PREMIERS SIGNATAIRES :
Georges Gastaud, philosophe, militant du Pôle de Renaissance Communiste en France (P.R.C.F.) – René Barchi, fils de Résistants F.T.P.-M.O.I. – Jean-François Dejours, syndicaliste de l’enseignement, professeur de philosophie – Michèle Dessenne, présidente du PARDEM – Vincent Flament, agrégé de Lettres classiques, militant du C.I.S.C. – Fadi Kassem, agrégé d’histoire, diplômé de Sciences politiques, militant du P.R.C.F. – Christophe Fonte, anc. secrétaire régional du C.N.T.R.S.-C.G.T., P.R.C.F. – Jacques Kmieciak, journaliste, S.N.J.-C.G.T. – Gérard Jeannesson, ancien maire-adjoint de Commercy, P.R.C.F. – Annie Lacroix-Riz, historienne du fascisme français, militante du P.R.C.F. –Gilda Landini-Guibert, rédactrice-en-chef de la revue Etincelles, présidente de l’Amicale Carmagnole-Liberté (F.T.P.-M.O.I. de la région Rhône-Alpes) – Dominique Mutel, agrégé d’anglais – Joël Périchaud, secrétaire national du PARDEM aux relations internationales – Jean-Pierre Réaux, professeur de mathématiques – Nathalie Sage-Pranchère, fille et petite-fille de Résistants F.T.P.F., militante du P.R.C.F. et du S.N.R.T.S.-C.G.T. – Stéphane Rials, professeur de droit public –Yves Vargas, philosophe –
G. Gastaud peut être contacté en écrivant au site du journal Initiative Communiste, www.initiative-communiste.fr

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