
Résolution du Comité central du Pôle de Renaissance communiste en France – Adoptée à l’unanimité le mardi 1er septembre 2026
Une situation générale dans un état d’alerte maximal
A huit mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2027 qui vampirise déjà les médias aux ordres et les grandes formations politiques, la situation de la France et des travailleurs est franchement dramatique. La faute, déjà, au despote Macron qui, pendant que le pays a suffoqué et brûlé tout l’été, passait son temps à faire du jet-ski et à… Prendre la tête d’une potentielle guerre nucléaire contre la Fédération de Russie.
De quoi gonfler encore un peu plus le bilan calamiteux d’une décennie :
- d’hyper soumission euro-atlantique ;
- de saccage environnemental ;
- de « pacte girondin » antirépublicain ouvrant la voie aux séparatismes violents comme en Corse ;
- de mise à mort des services publics (et l’on a pu constater l’état désastreux des hôpitaux au cours de cet été caniculaire qui a débouché sur une inqualifiable surmortalité) ;
- de destruction des retraites, des salaires et de la Sécurité sociale ;
- de répression tous azimuts contre les syndicalistes de classe ou les soutiens au peuple palestinien (victime d’un génocide ignoré par les droites) ;
- de destruction des structures productives (industrielles, agricoles, artisanales et commerçantes) du pays ;
- d’inflation galopante et insoutenable (ainsi, le prix au litre du diesel dépasse 2,70 euros sur certaines aires d’autoroute !) ;
- de substitution systématique, impulsée par l’Elysée et par Ursula von der Leyen, de l’anglo-américain au français, pourtant « langue de la République » aux termes de la Constitution.
Comment ne pas évoquer, en outre, la triple dynamique mortifère qui menace gravement l’existence de la France ? Tout d’abord, la marche à la guerre continentale débouchant sur la militarisation des esprits et du pays – le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, n’a-t-il pas déclaré au lycée Nelson Mandela en mars 2025 que « le réarmement des esprits commence à l’école » ?! – et la constitution d’une économie de guerre financée à hauteur de 449 milliards d’euros pour 2024-2030 ; et tout cela, pour soutenir le régime de Kiev antidémocratique (absence d’élections, interdictions de 14 partis de gauche, répression féroce contre les communistes, massacre de syndicalistes, etc.), corrompu et structurellement pronazi – au point d’irriter un allié comme la Pologne réactionnaire.
Ensuite, la liquidation rapide de l’indépendance nationale dans le cadre de l’« Etat fédéral européen » en gestation et dont l’aile marchante est la mise en place de l’« l’Europe de la Défense ». Ce projet porté principalement par Macron et Ursula von der Leyen (qui a annoncé un plan de 800 milliards d’euros), mais aussi par les « eurodéputés » dans le cadre de « l’Initiative de Défense européenne » (IDE) proposée par le duo Glucksmann-Bellamy (et qui autorise désormais les industries de la Défense à faire travailler les salariés concernés 13 heures par jour !), vise tout à la fois à accomplir le « saut fédéral européen » cher à Macron et aux revanchards du projet avorté de Communauté européenne de Défense (CED) – rejeté par les parlementaires communistes et gaullistes le 30 août 1954 –, à renforcer la subordination de la France à l’OTAN et à préparer les « conflits de haute intensité » avec la Fédération de Russie. Le tout, en permettant à l’Allemagne revancharde et désireuse de reconstituer une Mitteleuropa d’accélérer son réarmement à un niveau sans équivalent depuis les années 1930 !
Enfin, la fascisation qui a vu, sous les mandats Macron, le prétendu « Rassemblement national » devenir le premier parti politique à l’Assemblée nationale (passant de 8 députés en 2017 à 126 députés en 2024 !) et les groupuscules fascistes et racialistes prospérer dans la rue, du collectif Némésis au comité du 9 Mai qui défile paisiblement dans les rues de Paris chaque année ! A cela s’ajoute un obscurantisme croissant dans tous les domaines, et déjà à travers les assauts répétés contre les forces progressistes (en premier lieu, contre les syndicalistes de combat et les militants insoumis et communistes), contre la Culture, contre l’Instruction, contre l’intelligence humaine et collective à l’avantage des pulsions sur les dits « réseaux sociaux » et du matraquage euro-atlantique dans les médias, contre la Mémoire historique même comme à Saint-Raphaël (désormais véritable épicentre national du négationnisme anticommuniste), etc.
Un véritable bilan calamiteux faisant de Macron l’homme politique le plus détesté en France depuis Pierre Laval en 1945 ! Y aura-t-il encore en 2027 des leaders de gauche pour oser présenter à nouveau Macron et ses héritiers de l’« extrême centre », de Philippe à Glucksmann, comme autant de « remparts » à la victoire du RN en 2027 ?
L’atonie coupable des états-majors censés défendre les travailleurs
Une telle situation aurait logiquement dû déboucher sur un combat de classe de grande ampleur en France, le pays qui a vu des mobilisations monstres en 1936, en 1947-1948, en 1968, en 1995 ou même en 2023 à l’occasion de la défense des retraites. Une telle mobilisation était d’autant plus possible que comme l’affirmait le ministre communiste Marcel Paul – qui nationalisa les Energies il y a 80 ans : « Il y a en France un noyau révolutionnaire indestructible » ; cela s’est d’ailleurs vu à l’occasion de l’explosion des Gilets jaunes en 2018-2019, à deux doigts « d’aller chercher Macron » à l’Elysée le 1er décembre 2018.
Une mobilisation d’ampleur était d’autant plus possible que partout dans le camp euro-atlantique et chez ses alliés, la lutte des classes se réveille : de Inde (qui coopère grassement avec Washington et Tel-Aviv) où 350 millions de grévistes ont fait reculer le gouvernement Modi en février 2026 aux Etats-Unis, engagés dans un combat gigantesque contre la Chine pour la maîtrise de l’I.A. (avec un risque d’éclatement de la bulle financière) et frappés par des grèves massives sans précédent et par le retour des idées progressistes – au point que Trump présente le communisme comme la plus grave menace dans le monde ! –, de l’Italie où les dockers ont bloqué les ports pour empêcher les livraisons d’armes aux dirigeants génocidaires d’Israël au Royaume-Uni, du Canada à la Corée du Sud, etc., les travailleurs sont en ordre de bataille ! Le spectre communiste est également présent au sein du camp anti-hégémonique, et déjà en Russie où le vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, Dmitry Novikov, vient d’accorder un entretien exclusif à Initiative communiste et montre que la véritable solution pour combattre l’OTAN n’est pas le nationalisme contre-révolutionnaire issu de la chute de l’URSS, mais bien le socialisme adapté à son époque.
Et pendant ce temps en France ? Le NÉANT ! Une véritable atonie à l’image d’une catastrophique année de NON-« mobilisation » des travailleurs depuis septembre 2025. Une situation dont sont responsable les états-majors nationaux syndicaux, y compris celui de la CGT à la tête de laquelle a été reconduite Sophie Binet, flanquée de l’ex-révolutionnaire Laurent Brun à l’occasion de son 54e congrès en juin 2026. En effet, au-delà des postures (dont celle de Sophie Binet poursuivie par le patronat pour avoir déclaré à son sujet que « les rats quittent le navire »), les états-majors nationaux des syndicats s’enfoncent dans la mortifère stratégie de « syndicalisme d’accompagnement », de pseudo « dialogue social », d’utopiques déclarations sur l’« Europe sociale » et, pire encore, d’alignement de facto sur la propagande euro-belliciste de la Macronie par le soutien accordé au régime pronazi de Kiev – en somme, un ralliement à « l’union sacrée » belliciste.
Pendant ce temps, le camp du Capital pourchasse les syndicalistes de combat pour leur esprit de résistance et de combativité :
- syndicalistes de l’énergie au moment de la défense des retraites ;
- poursuites contre Jean-Paul Delescaut, secrétaire de l’UD CGT du Nord, du fait de sa défense du peuple palestinien ;
- répression de la part du « Rassemblement national » contre les syndicalistes comme à Carcassonne ou à Hénin-Beaumont, etc. ;
- tentative permanente de nourrir l’odieux amalgame « communisme = nazisme », « URSS = Troisième Reich », etc., dans le but de criminaliser le communisme.
Alors même que la situation globale et les attaques répétées contre les syndicalistes devrait motiver une action de masse « tous ensemble, en même temps et dans le même sens », c’est le contraire qui est fait par les directions des confédérations syndicales inféodées à la courroie de transmission des désirs du patronat qu’est la Confédération européenne des syndicats (C.E.S.) !
Obsession de la présidentielle… et menace réelle de guerre !
C’est dans ce contexte que huit mois avant son premier tour, l’élection présidentielle cristallise déjà tous les débats et tous les positionnements des grands partis politiques. Comme si toute la politique nationale et internationale était subordonnée à cette élection et comme si rien ne pouvait se passer en huit mois, y compris le risque majeur de guerre dans laquelle pourrait nous entraîner la Macronie… sans exclure le risque de report sine die des élections ! Tout comme ne peut être exclue l’ingérence de l’Union européenne dans les élections, comme cela a été à l’occasion de récents scrutins en Moldavie ou en Roumanie (où le résultat a carrément été annulé après la victoire d’un candidat hostile à l’UE), encore plus si l’argument de l’ « ingérence russe » – déjà évoqué par les euro-bellicistes Glucksmann, Attal et Philippe – est retenu par le despote de l’Élysée pour justifier une annulation de l’élection en cas de résultat qui ne conviendrait pas à l’oligarchie euro-atlantique.
Ce scénario est d’autant moins à exclure que Macron, qui veut jouer d’une manière ou d’une autre un rôle dans l’élection de 2027 – et pourquoi pas même en faisant en sorte qu’elle n’ait pas lieu, comme dans la « démocratie » ukrainienne ? – et qui se rêve déjà en imperator européen, ne cesse de pousser à la guerre contre la Russie (qui voit ses avions civils menacés à demi-mots par Zelensky !), prenant la tête de la pseudo « Coalition des Volontaires » et poussant pour armer le régime pronazi de Kiev. Il peut malheureusement compter sur le soutien tacite des états-majors syndicaux, de la droite et de la fausse « gauche » euro-atlantiste, Verts, P.S. et Glucksmann en tête, mais aussi les éléments euro-mutants du P.C.F. et les éléments euro-soumis de LFI comme Manon Aubry (celle qui embrassa Ursula von der Leyen pour sa réélection à la tête de la Commission européenne !). Il peut ainsi déployer sa propagande belliciste tous azimuts, grâce à l’appui de médias aux ordres ne cessant de véhiculer la russophobie, mais aussi la sinophobie, la haine des musulmans et des étrangers… et bien entendu l’anticommunisme qui a pour première cible Cuba socialiste, menacée de tomber sous la coupe de Washington et dont la population souffre d’un siège génocidaire accablant la population, mais aussi les Vénézuéliens désormais sous la coupe des majors états-uniennes.
C’est dans cette atmosphère que pullulent les candidatures à l’élection présidentielle sans aucun lien avec les revendications des travailleurs, notamment au sein de la fausse « gauche » où, déjà, les euro-bellicistes Glucksmann et Marine Tondelier (en attendant François Hollande ou Bernard Cazeneuve ?) ont proclamé leur candidature, alors que l’ancien « insoumis » François Ruffin fait déjà campagne. Une situation délirante lorsque l’on sait que la majorité des travailleurs rejette massivement l’ordre UE-OTAN (un récent sondage montre d’ailleurs que la majorité des Français veut sortir de l’UE !) dont, pourtant, ne veulent pas sortir les candidats dits de « gauche ». Inutile de parler de l’ensemble des droites de Gabriel Attal et d’Edouard Philippe à Eric Zemmour et Le Pen/Bardella, tous pro-UE et tous alignés sur l’OTAN, voire sur Donald Trump. Et tous prêts à appliquer la feuille de route dressée par la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) qui, progressivement, apparaît comme une option pour tous ceux qui n’osent pas annoncer clairement leur projet de démantèlement de ce qui reste du « modèle social » mis en place à la Libération notamment par les ministres communistes.
Cette option pourrait devenir réalité en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon, avec des conséquences désastreuses pour les travailleurs si ce dernier persiste – malgré quelques formules sur la désobéissance laissant entrevoir une très timide réactivation du « plan A/plan B » – dans son refus suicidaire de sortir de l’UE et de l’euro. Dans l’attente de cette hypothèse, déjà, les médias aux ordres mettent en garde contre les « extrêmes » et les « populismes » … mais tout en faisant preuve d’une grande mansuétude envers le RN.
Spectre du faussaire RN et possible alternative populaire et patriotique
À huit mois de l’élection présidentielle, le prétendu « Rassemblement national » est présenté comme le grand favori de l’élection dans tous les sondages et donné gagnant même au second tour de l’élection présidentielle. À ce propos, lourde est la responsabilité de la fausse « gauche » et des états-majors des syndicats qui, au-delà de leurs manquements et de leurs (habituelles) trahisons, n’ont cessé de présenter la Macronie comme un « barrage antifasciste » depuis 2017 et soutiennent, de fait, « l’union sacrée » belliciste contre la Russie. Lourde également est la faute de LFI qui, à deux reprises, en 2022 (avec la NUPES) et en 2024 (avec le « Nouveau Front populaire »), a redonné du souffle à un P.S. au bord de l’écroulement et aux forces euro-atlantistes dans des alliances électoralistes qui ont échoué à barrer la route du RN … et contribué à nourrir sa fausse image de parti « antisystème ».
Or c’est un fait que Marine Le Pen, riche héritière politique corrompue, et Jordan Bardella, intégré dans la jet-set et intime du MEDEF, mais aussi la structure même du RN, sont de fidèles serviteurs de l’ordre capitaliste et de ses structures UE-OTAN dont ils ne veulent nullement sortir ! Condamné pour corruption avéré, le RN est tout autant euro-soumis, atlantiste et antipatriotique que la Macronie, y ajoutant une xénophobie démultipliée et un anticommunisme et un antisyndicalisme déjà clairement affichés. Et pourtant, il parvient à séduire une partie des travailleurs déboussolés, certains croyant même que le RN poussera au Frexit… ce que Le Pen et Bardella démentent catégoriquement ! C’est d’ailleurs un fait que le RN est travaillé par des contradictions politiques et idéologiques, entre une partie de son électorat populaire (mais sans rallier la majorité des ouvriers) et une autre partie bourgeoise désireuse de conserver l’ordre établi à tout prix et rêvant d’une « fusion des droites » ; à ce sujet, la démission du conseiller économique de Marine Le Pen le jour même du premier « débat » à l’occasion des universités d’été du MEDEF (où le mépris de classe s’est affiché au grand jour lorsque Jean-Luc Mélenchon appelait à augmenter les salaires) est un spectaculaire révélateur.
Ce sont ces contradictions qu’une gauche réellement alternative, patriotique, populaire, pacifique et écologique, donc en rupture radicale avec l’ordre UE-OTAN, doit résoudre. Et cela nécessite de se positionner clairement sur les sujets suivants :
- L’arrêt de tout soutien de quelque nature que ce soit au régime pronazi de Kiev et à toute dynamique de guerre potentielle contre la Fédération de Russie ;
- Le soutien à toutes les peuples résistant à l’impérialisme états-unien et à ses affidés (la théocratie fasciste israélienne en tête) : Palestiniens, Libanais, Iraniens, mais aussi Coréens, Chinois, Vénézuéliens soumis à la strangulation états-unienne après l’inacceptable enlèvement de Nicolas Maduro et, plus que jamais, Cubains menacés de liquidation par l’impérialisme yanqui ;
- La destruction de toutes les structures (néo)coloniales restant dans les territoires d’outre-mer et au sein de la Françafrique ;
- La réaffirmation de l’indépendance nationale à travers la sortie de l’OTAN et le refus d’appliquer les ordres de l’UE (qu’il faudra quitter le plus tôt possible) ;
- L’affirmation de la suprématie du droit national sur le droit européen et la suspension sine die de toutes les contre-« réformes » imposées par la Troïka, le MEDEF et tous les euro-gouvernements successifs depuis les années 1970 ;
- La nationalisation de tous les grands secteurs-clés de l’économie nationale pour les remettre sous le contrôle démocratique des travailleurs ;
- La reconstruction prioritaire des structures productives et la revalorisation du monde du Travail en matière de salaires, de conditions de travail et de financement ;
- L’urgence de la planification écologique et de la rupture avec le capitalisme qui détruit la Terre et les travailleurs et condamne l’humanité dans une fuite en avant exterministe ;
- Le refus du « pacte girondin » qui démantèle la République une et indivisible en nourrissant les nationalismes grossièrement ethnicistes et anti-français comme en Corse ;
- La démocratisation de la vie et de l’espace publics, à travers notamment un combat farouche contre la fascisation et une démocratisation réelle des médias ;
- Le combat central en faveur des Lumières communes contre l’obscurantisme qui détruit l’Instruction, la Culture et le principe même d’égalité entre les êtres humains – et de ce point de vue, de cesser de s’enfermer dans les sujets sur le voile ou autres qui ne peuvent, dans un climat de fascisation, que servir la dynamique du RN
Ne pas attendre passivement les élections et mobiliser les travailleurs en faveur du Frexit progressiste !
Pour que ces conditions soient remplies, il est contre-productif voire dangereux de s’en remettre à la simple attente de l’élection présidentielle, surtout face au risque d’une victoire du RN Encore plus lorsque l’on connaît les tropismes euro-mutants de l’état-major du P.C.F. – qui a réaffirmé son orientation eurocommuniste à l’occasion de son 40e congrès en juin-juillet 2026 – et ceux euro-compatibles de l’état-major de LFI dont le candidat Jean-Luc Mélenchon ne pipe mot sur le régime pronazi de Kiev et affirme son refus catégorique de sortir de l’UE du Capital (comme Fabien Roussel) tout en devenant un partisan anti-jacobin de l’autonomie de la Corse (en attendant celle de la Bretagne, de l’Alsace, etc. ?).
La dynamique populaire existe cependant, comme l’ont montré les multiples mobilisations en soutien aux Palestiniens ou comme le montre la colère des pompiers et, plus généralement, des travailleurs exaspérés par la déliquescence à tous les niveaux du pays dans l’ordre UE-OTAN ; de ce point de vue, les mobilisations annoncées des 26 et 29 septembre ne doivent pas être d’énièmes « journées de mobilisation » sans lendemain mais constituer le point de départ d’un « tous ensemble en même temps » constamment renouvelé. Cette dynamique qui s’incarne électoralement autour de la candidature Mélenchon, est certes nécessaire mais demeure insuffisante pour qu’enfin s’impose une alternative franchement insoumise favorable aux travailleurs, qui n’ont pas oublié les multiples trahisons de ceux qui annonçaient « changer la vie » en 1981 et qui promettaient « l’Europe sociale » après l’adoption de justesse du traité de Maastricht en 1992.
C’est pourquoi la priorité réside, en ce début septembre 2026, avant tout dans la mobilisation des travailleurs pour porter les revendications populaires et patriotiques comme y invite le Pôle de Renaissance communiste en France dans son programme actualisé, dans son journal Initiative communiste à nouveau à l’offensive, dans son combat idéologique via son site Internet, sa revue théorique ÉtincelleS, le Café marxiste et ses nombreuses publications. Pour cela, hors de question de s’en remettre au seul calendrier institutionnel des élections, ni à celui de la « rentrée sociale » toujours plus tardive des états-majors syndicaux totalement apathiques et euro-soumis. Car c’est à travers une dynamique franchement insoumise et franchement communiste qu’il sera possible de créer les conditions non seulement d’une victoire en 2027, mais aussi et surtout d’imposer un véritable programme de rupture avec l’ordre UE-OTAN sous peine de finir comme Syriza en Grèce.
Afin de ni périr, ni trahir, reconstruisons un vrai Parti communiste, portons le socialisme-communisme de nouvelle génération, mobilisons les travailleurs autour du Frexit progressiste et n’attendons surtout pas passivement l’élection présidentielle, ce qui est le meilleur service à rendre au RN
Plus que jamais, amplifions les combats portés par le PRCF en clamant haut et fort : « L’argent pour les salaires, pas pour la guerre ! » ; « Europe atlantique ou Monde pacifique, il faut choisir ! » ; « Brisons les chaînes de l’Union européenne ! ». Les militants du PRCF porteront ces messages à travers les affiches, les autocollants, les tracts et la vente du journal Initiative communiste et invitent toutes celles et tous ceux désireux de porter une véritable Alternative Rouge et Tricolore dans le pays à rejoindre le PRCF !





