
Dimanche 11 octobre s’est tenue une « primaire » bidon réunissant selon ses promoteurs un peu plus de 120 000 électeurs et présentée comme un « succès démocratique » par les médias aux ordres, ne sachant plus comment faire pour contenir la colère populaire massive dans le pays. Cet évènement resterait insignifiant ( on parle de 5% des votants de la précédente primaire dite de la gauche, et d’un vote electronique reposant sans réelle vérifications) si le résultat n’en était pas alarmant pour l’avenir de la paix, de la France et des travailleurs : en effet, Raphaël Glucksmann, néoconservateur inspiré par l’impérialisme états-unien et donc intégriste de l’Union Européenne détruisant la France des travailleurs et écrasant les peuples, partisan de du soutien total au régime pronazi de Kiev contre la Fédération de Russie – et donc, de l’économie de guerre et de la militarisation des esprits – et ennemi résolu de la « France insoumise », a été largement élu dès le premier tour avec 66% des suffrages. Il réussit ainsi une magnifique OPA sur le moribond « Parti socialiste », dont les candidats moins défavorables à LFI sont accrédités de moins de 30%.

Raphaël Glucksmann sera donc le candidat officiel – en attendant d’éventuels autres clones » – de la prétendue « social-démocratie » qui revêt tous les atouts aptes à rassurer l’ordre capitaliste euro-atlantique. En effet, profondément atlantiste et européiste, fils du pseudo « philosophe antitotalitaire » qui mena le combat culturel contre le socialisme scientifique et l’URSS, ancien soutien de la prétendue « révolution orange » en Ukraine en 2004 et conseiller du président géorgien Mikheil Saakachvili après l’intervention russe de l’été 2008, Glucksmann correspond au prototype parfait pour les forces recherchant un successeur au carbonisé despote Macron. Glucksmann, de surcroît, partage l’objectif affiché d’entraîner la France dans une suicidaire dynamique belliciste contre la Russie, agrémentant le tout de discours pseudo « sociaux ». En somme, un clone parfait pour remplacer l’homme le plus détesté du pays depuis Pierre Laval en 1945 !
Une telle « victoire » n’aurait pas été possible si, en 2022, au lieu de promouvoir une alliance électoraliste qui a remis en selle un « Parti socialiste » en état de mort cérébrale, LFI avait fait le choix d’achever définitivement ce dernier. Une décision funeste qui a débouché, au fil du temps, sur la rupture inévitable entre, d’un côté, les forces populaires en colère et qui se tournent à gauche, à l’heure actuelle, vers LFI (le meeting de Clermont en atteste) et, de l’autre, « Place publique » dont la stratégie clairement revendiquée est de séduire les couches urbaines supérieures bien intégrées à la « mondialisation » capitaliste et inféodées à l’ordre UE-OTAN. Il est désormais trop tard pour dénoncer et déplorer cette situation…
Il n’est en revanche pas trop tard pour combattre cet agent et idiot utile de la Macronie et du RN dont les affaires rappellent le profond ancrage antisémite, dont la seule fonction est d’empêcher une candidature proche du mouvement populaire d’accéder au second tour de la présidentielle. Et le tout, en serinant aux travailleurs les habituelles promesses intenables de la « social-démocratie » au sujet de « l’Europe sociale », de la « mondialisation heureuse » ou encore de la « démocratie libérale » face aux « totalitarismes » ; le tout, en poursuivant la destruction de la République jacobine une et indivisible que Glucksmann combat tout autant au nom du « pacte girondin » dont raffole Macronie.
Voilà pourquoi le meilleur moyen de combattre cette « social-démocratie » sans cesse recyclée et qui représente une grave menace pour l’indépendance nationale, pour la paix mondiale, pour les conquêtes sociales et pour une démocratie réellement populaire est de porter une ligne de franche rupture avec l’euro, l’UE, l’OTAN et le capitalisme, à laquelle aspirent de plus en plus les travailleurs, la jeunesse et les retraités exaspérés face à l’écroulement général du pays.
Cette ligne, le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) continuera de la porter pour appuyer le mouvement populaire, comme cela est déjà le cas dans les manifestations lycéennes et étudiantes et comme cela sera le cas avec les gilets jaunes. Car le pire des scénarios possibles pour l’oligarchie euro-atlantique est la convergence des luttes à laquelle poussent les militants du PRCF afin de conjurer en particulier le risque de guerre mondiale, dont Glucksmann est l’un des plus fanatiques promoteurs.
Communiqué du Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) – Mardi 13 octobre 2026


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