
Automne 2026 : pour le pouvoir d’achat, la paix mondiale, les services publics, le produire en France, l’indépendance nationale, les libertés démocratiques, la reconstruction environnementale, MILITER POUR UNE FRANCHE CONTRE-OFFENSIVE POPULAIRE !
Déclaration du Secrétariat national du PRCF – Mardi 15 septembre 2026 – L’automne 2026 s’ouvre sur un tableau international et national qui, loin d’inviter au fatalisme, appelle à une contre-offensive populaire résolue. Rien n’est évidemment écrit, mais rien n’interdit non plus de penser que, face à la rage mondiale croissante des forces euro-atlantistes et, en France même, de l’oligarchie destructrice du pays, un automne chaud bousculant les calculs politiciens et mettant le peuple lui-même à l’offensive est possible.
En effet, dénonçant le grand capital broyeur de fins de mois ainsi que les fauteurs impérialistes objectifs de « fin du monde » (marche à la guerre mondiale, fascisation, saccage environnemental, euro-déclassement de la France, dévoiement des technologies…), les militants d’avant-garde, et parmi eux, les militants franchement communistes (dont beaucoup sont eux-mêmes ex-Gilets jaunes et/ou syndicalistes), doivent aider à la fraternisation dans les luttes des « chasubles rouges » du syndicalisme de classe, des Gilets jaunes de la fronde populaire et les porteurs de drapeaux tricolores refusant de céder au « RN » – qui, fidèle à sa xénophobie maladive, a annoncé, via Marine Le Pen, comme principale mesure pour l’urgence du logement… la préférence nationale ! – le terrain hautement légitime du patriotisme républicain. Il sera ainsi possible qu’émerge des luttes une France Franchement Insoumise à l’ordre oligarchique mortifère verrouillé par l’UE et l’OTAN : c’est la seule réelle alternative de plus en plus inévitable alors que plane l’ombre de la « Troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne) en cas de résultat électoral qui déplairait à l’ordre oligarchique au printemps prochain.
L’hyper-prédateur euro-israélo-étasunien enlisé, l’UE OTAN belliciste largement impuissante à ralentir l’écroulement en cours de Kiev

Six mois après le déclenchement des frappes israélo-américaines illégales contre l’Iran, Trump est enlisé au Proche-Orient : les intercepteurs de missiles iraniens manquent, le conflit a coûté 38 milliards de dollars, l’Iran et les résistants libanais et yéménites font mieux que résister. En conséquence, les prix du pétrole flambent et la base électorale trumpiste paupérisée renâcle, la parole de Washington devient partout synonyme d’insécurité, le régime génocidaire de Netanyahou est discrédité, l’embourbement iranien de Trump diffère pour le moment, sinon le siège barbare, du moins l’invasion annoncée de Cuba.
Aux Etats-Unis même, la classe ouvrière gronde à nouveau et des millions de jeunes, bravant la police fasciste ICE et le néo-maccarthysme de Trump, débattent passionnément du « socialisme » de New-York à Denver. Des millions d’Etats-Uniens, y compris de confession juive, soutiennent désormais le peuple palestinien.
Poussée par les luttes des travailleurs du Québec, lequel rêve d’indépendance et défend sans complexe notre langue commune face au tout-anglais invasif, la majorité des Canadiens rejette la politique annexionniste de Washington.
Longtemps vassal servile des Etats-Unis, le « Royaume-Uni » se délite. Cela comporte le risque de voir l’UE en profiter pour promouvoir l’« Europe fédérale des régions », mais avec la promesse d’un élan nouveau de l’Irlande vers son unification gaélique, sociale et républicaine revendiquée depuis plus d’un siècle par les successeurs de Connelly.
Face à cette impasse globale, Trump multiplie les menaces grotesques – jusqu’à prétendre rebaptiser le détroit d’Ormuz « Détroit Trump » et jusqu’à rêver d’annexer aux Etats-Unis toute l’Amérique du Nord du Groenland et de l’Islande au Mexique en passant par les Antilles françaises (aucune réaction de Macron, incapable de dire un mot sur la Martinique et la Guadeloupe !) – et mise sur l’asphyxie économique de Téhéran faute d’obtenir la victoire militaire. Mais à ce jeu inhumain, c’est l’économie capitaliste mondiale, y compris aux Etats-Unis, qui entre en récession : fer de lance du capitalisme mondial de plus en plus répulsif, et cela d’autant plus qu’en Russie la majorité écrasante de la population regrette fort l’URSS, l’hégémonisme euro-israélo-atlantique risque ainsi de relancer partout les grèves de massequi se sont multipliées ces dernières années de Détroit à Séoul et du Mexique à l’Europe occidentale (tout récemment, grèves générales, « tues » par les médias, en Belgique, en Italie et au Portugal).
Cette exaspération est sensible aussi en France, où la crise politique perdure et où des millions d’ouvriers, d’employés, de « précaires », d’artisans, de paysans, de marins-pêcheurs, « n’y arrivent plus » ou paient des fortunes à la pompe simplement pour aller travailler !
En Ukraine, la contre-escalade russe, qui réplique aux bombardements ukrainiens dans la profondeur russe coorganisés par Kiev et l’OTAN, s’accentue sur fond d’impuissance européenne rageuse. Réunis autour de Zelensky, faisant corps avec le néo-militarisme revanchard de Berlin, les dirigeants européens promettent de nouveaux envois d’intercepteurs, mais des décennies d’euro-désindustrialisation brident les faucons européens, au premier rang desquels se trouvent les très détestés Merz, Burnham et Macron. Ce dernier s’affirme, plus que jamais, comme chef de file de la guerre contre la Russie en ayant décidé d’étendre la dissuasion nucléaire « avancée » à la Finlande et à la Lituanie… soit aux frontières de la Russie !
Bref, plus que jamais, la juste réponse des forces contre-hégémoniques à l’Axe potentiellement exterministe Washington-Berlin (Bruxelles)-Tokyo, est la résistance solidaire ! Séparément, les pays qui résistent à Washington seraient broyés. Ensemble ils peuvent tenir tête en appliquant la devise « un pour tous, tous pour un » cher aux héros de Dumas !
Et surtout, la classe ouvrière internationale, le monde paysan accablé, la jeunesse du monde qui veut vivre et non mourir à la guerre ou dans de méga-feux, les intellectuels qui constatent que le capitalisme-impérialisme n’apporte plus que guerres, fascisation, prédation environnementale, délires technologiques sans frein et remugles obscurantistes (alors que l’avancée des sciences contemporaines est prodigieuse !), doivent sortir de la tranchée et intervenir par eux-mêmes dans la problématique mondiale. Bref, sans attendre passivement les échéances électorales, les forces populaires doivent redevenir les acteurs centrauxdes luttes pour la paix, la souveraineté des peuples, la coopération internationale régulée et planifiée, la démocratie directe et participative, les Lumières communes, le socialisme, comme cela était le cas en France et dans le monde quand il y avait encore un grand mouvement mondial issu de l’Internationale communiste de Lénine, Cachin et Clara Zetkin.
A cette fin, il importe que les communistes du monde entier se décontaminent des virus révisionnistes qui les ont désarmés durant des décennies. Il leur faut se réapproprier les analyses anticipatrices de Lénine, de l’Internationale communiste, de Fidel, débattre sans tabou de la renaissance d’une Internationale Communiste et Ouvrière, refuser l’antisoviétisme à retardement, pratiquer de manière constructive ce que Lénine appelait l’« assimilation critique de l’héritage », et surtout, explorer et porter dans les masses la proposition d’un socialisme-communisme de notre temps. Cela suppose de cultiver un matérialisme dialectique et un marxisme-léninisme de nouvelle génération se confrontant aux défis existentiels que l’exterminisme, désormais sans limite, du capitalisme actuel (on le voit du siège inhumain de Cuba au génocide de Gaza) fait peser sur le vivant tout entier.
Plus que jamais donc, « la (les) patrie(s) ou la mort, le socialisme ou mourir » ! C’est-à-dire une société dirigée par et pour le monde du travail et qui fleurira sous cent formes à explorer par chaque peuple conformément à sa culture, à sa langue nationale et à ses traditions. Car finalement, l’avenir de l’humanité sera révolutionnaire ou bien… ne sera pas !
La crise politique de l’UE s’accentue
La stagnation du projet européen trouve une illustration frappante dans le référendum islandais du 29 août 2026. 52,8% des électeurs ont répondu « non » ne serait-ce qu’à des discussions sur l’adhésion de Reykjavik à l’UE. Cela confirme la défiance populaire croissante envers une UE perçue comme guerrière et antipopulaire. Par ailleurs, des sondages montrent que, en France même, une majorité commence à envisager positivement la sortie de l’UE. Aux communistes, aux républicains patriotes, aux syndicalistes d’en prendre la mesure et de décider d’une large campagne pour que la France se défasse du collier étrangleur de l’euro arrimé à la BCE, de l’UE et de l’OTAN. Vite, vite, de l’UE-OTAN, il faut en sortir pour ne pas… « y rester » !Si les forces franchement communistes, en France et partout, ne s’emparent pas offensivement de cet objectif, ce sont les forces d’extrême droite, des néo-mussoliniens d’Italie aux néonazis allemands en passant par les néopétainistes de France, qui dévoieront ce combat en agitant le drapeau de la xénophobie.
En France : la jeunesse progressiste monte au créneau et les appels aux luttes se multiplient !
En France, la situation est marquée par une présence impressionnante de la jeunesse de gauche, comme en témoigne l’affluence de la Fête de l’Huma à quelques mois d’une présidentielle marquée par la menace de l’extrême droite. L’impressionnant meeting de Jean-Luc Mélenchon, qui a pris parti pour Cuba, a insisté sur la contradiction Capital/Travail – mais sans rien dire de fort, hélas, sur l’inévitable confrontation existentielle à venir de la France nouvelle des travailleurs avec l’UE-OTAN – atteste que des millions de gens veulent un vrai changement, et non un nouveau flop de la « rupture avec le capitalisme »qu’ont successivement promise, puis torpillée, pour s’arrimer à la « construction européenne », les Mitterrand, Jospin, Hollande, ou, en Grèce, Alexis Tsipras (Syriza), et en Angleterre, le « travailliste » Starmer.
C’est pourquoi, le PRCF appelle à une campagne permanente pour le Frexit progressiste et les quatre sorties (de l’euro-UE-OTAN et du capitalisme) menée avec tous ceux qui veulent une rupture populaire rapprochant le moment de la révolution sociale dans notre pays. Ce qui n’est nullement exclusif de la consolidation d’un large Front antifasciste, populaire, pacifique, patriotique et pro-environnement avec toutes celles et tous ceux qui veulent placer le monde du travail et de la création au coeur de la reconstruction nationale.
La multiplication des appels aux luttes en France – contre la vie chère, pour les services publics, contre les politiques antisociales, pour le produire en France industriel, halieutique et agricole, pour la paix – traduit une colère populaire qui ne demande qu’à s’organiser pour réinventer l’avenir. Le bon accueil réservé au PRCF par le public de la Fête de l’Huma, et notamment les nombreux contacts noués avec des jeunes en quête de « marxisme non décaféiné », est un signal encourageant. Le stand du Café marxiste, couplé à la revue ÉtincelleS , a attiré de nombreux visiteurs au Village du Livre, tandis qu’une équipe mobile du PRCF a arpenté les allées pour distribuer des tracts et proposer Initiative communiste. Les dédicaces ont permis de multiplier les contacts politiques, syndicaux et internationalistes.
Pour une contre-offensive populaire organisée
Face à cet automne 2026 chargé de contradictions, la tâche des communistes est claire : transformer les mobilisations ponctuelles en contre-offensive unitaire durable. L’enlisement de Trump, l’impuissance rageuse des européistes et le retour de la jeunesse franchement progressiste en France créent des conditions pour une reprise d’initiative populaire, n’en déplaise aux états-majors syndicaux CFDT-compatibles qui sont restés l’arme au pied depuis un an.
Il nous faut donc :
- Dénoncer l’impérialisme américain et européen tout en défendant la paix, la désescalade militaire, la transition environnementale et la souveraineté des peuples. L’argent pour les salaires, pas pour la guerre, pour l’hôpital, pas pour la guerre mondiale, pour l’enseignement, pas pour l’OTAN !
- Mobiliser les travailleurs de manière offensive, touten revendiquant un calendrier de convergence des luttes : 19 septembre (violences policières), 21 septembre (journée internationale de la paix), 26 septembre (pour le vivant, le climat et la paix), le 29 septembre avec l’appel à la grève interprofessionnelle dans la fonction publique, et enfin le 17 octobre avec le potentiel retour massif des gilets jaunes ; les militants du PRCF se mobiliseront le plus possible dans cet état d’esprit pour porter l’urgence du Frexit progressiste !
- Relancer le débat critique sur la « construction » européenne : Europe atlantique ou monde pacifique, il faut choisir! Brisons les chaînes de l’Union européenne !
- S’appuyer sur la remontée possible des luttes ouvrières et de la jeunesse pour porter notamment, dans les manifs et dans les entreprises, le programme de rupture du PRCF, et renforcer sa présence dans les luttes, les quartiers, les entreprises et les facs en diffusant I.C. et nos brochures.
Bousculant l’électoralisme attentiste, l’automne 2026 peut et doit être celui de la contre-offensive populaire. À nous tous d’y aider par notre engagement personnel et collectif !


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