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Accueil articles 2-lutte des classes et renaissance communiste

Résistance : A Thil le monument antifasciste aux résistantes soviétiques de Rodina inauguré, les fascistes vocifèrent leur haine !

27 septembre 2026
Temps de lecture13 mins de lecture
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Le 26 septembre 2026, sur les lieux mêmes du camp de concentration nazi de la mine de Thil, un hommage a été rendu aux 37 femmes soviétiques — Russes et Biélorusses — du détachement Rodina. Des représentants des ambassades de Russie et de Biélorussie en France, des sculpteurs, des descendants et le maire de Thil, Stéphane Brusco, ont participé à cette cérémonie officielle. Les familles des résistantes étaient présentes. Deux sculptures, offertes à la commune, sont devenues le cœur d’un ensemble mémoriel installé dans l’ancienne mine de fer.

L’événement, annoncé d’abord pour le 27 septembre, a été officiellement « reporté » par la mairie après quarante-huit heures de polémique. Il a néanmoins eu lieu la veille, de façon plus restreinte, parce qu’il était, selon le maire, « inadmissible de ne pas recevoir » des familles venues exprès en France. Les autorités françaises, a-t-il précisé, étaient informées et la présence des ressortissants concernés validée par l’État.

Ce geste de mémoire n’aurait dû surprendre personne. Il s’inscrit dans un travail local, national et international de plusieurs années. Il raconte une page précise de la Résistance en France, de la contribution décisive pour la libération de la France du peuple soviétique, des soldats de l’armée rouge comme de ses partisants qui ont payé du prix de 27 millions de mort la victoire contre le nazisme, et la libération de l’Europe du IIIe Reich. Et c’est précisément cela que certains ont tenté d’interdire, signant dans les faits leurs inclinations fascistes.

A Thil, l'hommage aux résistantes soviétiques du bataillon Rodina qui a combattu pour libérer la France s'est tenu sur les lieux du camps de concentration d'où elles s'étaient héroiquement évadées. Un monument célèbre la mémoire de ces résistantes héroiques, de la contribution,… pic.twitter.com/01gmNwwDVI

— PRCF (@PRCF_) September 27, 2026

Le seul camp de concentration nazi de la France non annexée

Thil, petite commune minière du Pays-Haut, à quelques kilomètres du Luxembourg, a abrité le seul camp de concentration construit par le IIIe Reich en France non annexée. En 1943, les nazis y installent, dans l’ancienne mine de fer de Tiercelet, une usine destinée à la fabrication des bombes volantes V1. Près de 860 déportés y ont été envoyés. Parmi eux, des femmes soviétiques astreintes au travail forcé, de l’extraction du minerai à l’assemblage d’armes.

Les conditions sont celles des camps : réveil avant l’aube, ration dérisoire, épuisement, éboulements. Une partie des prisonnières périt sous la voûte de la mine. D’autres organisent la clandestinité.Dans la nuit du 8 mai 1944, avec l’aide de résistants français, 37 de ces femmes s’évadent. Elles marchent une soixantaine de kilomètres jusqu’aux forêts d’Argonne, entre Saint-Mihiel et Bar-le-Duc. Elles refusent d’être reléguées à l’arrière. Elles exigent des armes. Elles fondent le détachement Rodina — « la Patrie ». Et combatte l’armée allemande.

Résistance : Le seul bataillon féminin combattant

Rodina est le seul détachement exclusivement féminin de la Résistance française. Âge moyen : 23-24 ans. La plus jeune, Galina Demianova, n’a pas 16 ans. À leur tête : Nadejda Lisovets et Rozalia Fridzon, qui recevront en octobre 1944 le grade de lieutenant des Forces françaises de l’intérieur.

Plusieurs ont déjà connu la clandestinité et la lutte partisane en URSS avant d’être arrêtées, déportées, transférées vers l’Ouest pour servir l’économie de guerre allemande. En Lorraine, elles commencent avec une seule carabine. Le reste, elles le prennent à l’ennemi. Elles font du renseignement. Elles participent à des embuscades. Elles s’emparent d’armes allemandes. Elles font des prisonniers. L’une de leurs contributions les plus documentées concerne l’assaut d’une prison SS installée dans l’ancienne école normale de Bar-le-Duc : des informations précises fournies par Rodina permettent de libérer des dizaines de patriotes destinés à la pendaison. Tout au long de leurs opérations, le détachement ne perd aucune combattante. Après la Libération, plusieurs d’entre elles travaillent encore au service consulaire de l’ambassade soviétique dans le Paris libéré.

En France, leur histoire restera longtemps confidentielle. C’est René Barchi, fils de résistants communistes, né au Pays-Haut, qui a reconstitue cette épopée à partir d’archives françaises, russes et biélorusses, de témoignages et de la dernière survivante, Alexandra Paramonova, interviewée à Novotcherkassk. Sans ce travail obstiné, Rodina serait restée une note de bas de page. Le PRCF salue cette action décisive. Il se félicite d’avoir aidé, depuis des années, à diffuser cette histoire et à empêcher qu’elle soit effacée.

La scandaleuse polémique, les pressions fascistes de tenant du régime de Kiev, où à l’inverse les collaborateurs nazis sont célébrés en héros

La presse locale — Ici, Le Républicain Lorrain, L’Essentiel — et nationale — Le Monde — a relaté à la fois le projet d’inauguration et les pressions venus d’ultra nationaliste du régime de Kiev pour l’annuler. L’objet de la campagne ? empéché que la mémoire de la résistance soviétique, de la contribution décisive du peuple soviétique (russe, biélorusse, ukrainien et tant d’autres) puissent faire l’objet d’un monument pour les combattantes qui les armes à la main et sur le sol français ont contribué à battre le nazisme, libérer la France. C’est que ceux là, eux inaugure à Kiev des avenues Bandera, célèbrent des monuments Melnik, ou défile en uniformes nazis dans les pays baltes. On ne sait que trop où va leur mémoire.

Oui c’est extrémement choquant mais de soit disant représentants autoproclamés de « la communauté ukrainienne » de France, relayés par des associations et, selon plusieurs comptes rendus, par des démarches diplomatiques, ont prétendu empêcher et interdire l’inauguration d’un monument antifasciste élevé à la mémoire de femmes qui se sont évadées d’un camp nazi, ont pris les armes et ont contribué à libérer le sol français. Violeta Moskalu, figure de la diaspora ukrainienne en Lorraine, a parlé de scandale et annoncé vouloir « ne pas laisser passer ». L’ambassade d’Ukraine a demandé l’annulation. Qui sera surpris lorsque l’on sait que le régime de Kiev a envoyé pour formation militaire en France des soldats, dont des insignes nazis étaient tatoués jusque sur le visage ?

Appeler cela une « récupération politique » est un détournement. L’instrumentalisation est ailleurs. Elle consiste à faire du deuil des victimes de 1944 une variable d’ajustement de la guerre de 2022, et à transformer un hommage aux libératrices de la France en faute diplomatique.

Une telle opération vise de fait à réécrire l’histoire. Elle est d’autant plus grave que le régime de Volodymyr Zelensky honore désormais, de manière officielle, des collaborateurs du IIIe Reich présentés comme des « héros nationaux ». En mai 2026, le président ukrainien a présidé à Kiev la réinhumation en grande pompe d’Andriy Melnyk, chef de l’OUN-M, organisation nationaliste qui a collaboré avec l’Allemagne nazie. Il a ensuite décerné à une unité des forces spéciales le titre honorifique de « Héros de l’UPA », l’armée insurrectionnelle ukrainienne responsable, notamment, des massacres de Volhynie. Israël et la Pologne ont protesté. Le précédent n’est pas un détail de l’histoire. Il dessine une politique mémorielle visant à réécrire l’histoire, remplacer les vainqueurs antifascistes par les vaincus nazis et leurs collaborateurs. Déjà des milliers de monuments nazis se déploient dans le monde, dont un nombre considérable en Ukraine (consulter la carte ici). C’est extrémement dangereux. Ceux qui veulent interdire un monument aux résistantes soviétiques de Thil, tout en acceptant la sanctification d’hommes qui ont marché avec le Reich contre l’URSS, ne défendent pas « l’Ukraine ». Ils défendent un projet abject.

Derrière Rodina, c’est toute une généalogie que l’on cherche à rendre inaudible.D’abord les combattants soviétiques : soldats de l’Armée rouge, prisonniers évadés, partisans. L’URSS a payé le prix le plus élevé de la destruction du nazisme. Les Soviétiques ont aussi combattu en France, dans les maquis, les camps, les usines. 10 000 soviétiques ont ainsi perdu la vie en terre de France. Rodina n’est pas une exception anecdotique. C’est une partie évidente, une preuve incontestable de l’Histoire .Ensuite les résistants communistes de France. Les FTP et les FTP-MOI ont constitué, sur le sol français, la principale force combattante organisée de la Résistance intérieure. Ce n’est pas une opinion. C’est un fait établi par les archives, les pertes, les actions armées, le rôle dans les grèves, les sabotages et la Libération. Vouloir séparer Rodina de cette histoire, c’est vouloir séparer la France de ceux qui, de 1940 à 1945, ont le plus souvent pris le risque de tuer et d’être tués.Le camp de Thil n’est pas un décor, ce n’est pas une mine à enterrer. C’est le lieu où le nazisme a exporté son système : déportation, travail forcé, production d’armes de terreur, élimination. Les femmes de Rodina en sont sorties pour tirer. Elles ont fait des prisonniers. Elles ont tenu un maquis. Elles ont été officiers de la Résistance. Un monument à leur mémoire n’est pas une « statue russe ». C’est un monument français indispensable.

Le maire de Thil n’a pas cédé entièrement au chantage. Il a reporté la cérémonie publique du 27. Il a reçu, le 26, les familles et les représentants des États issus de l’Union soviétique. Il a rappelé que l’État français avait validé ces présences. Il a refusé l’idée qu’une commune de Lorraine doive renvoyer des descendants de déportées parce qu’une campagne instillé par des autorités étrangères et faisant tapage sur les réseaux sociaux l’exige. Dans le climat actuel, recevoir officiellement la mémoire soviétique de la Résistance est déjà un acte. Respecter les usages républicains, ce n’est pas capituler devant ceux qui veulent dicter quels résistants ont droit à une stèle. C’est refuser de céder sur l’honneur dû à tous les résistants qui ont défendu, au péril de leur vie, la France, sa liberté et sa souveraineté.

Le PRCF salue cette tenue. Il salue surtout René Barchi, sans qui ces noms — Lisovets, Fridzon, Paramonova, Demianova — seraient oubliés comme les corps demeurés sous la mine. Diffuser cette histoire, c’est empêcher qu’on la réécrive.

On ne peut pas interdire un monument antifasciste au nom d’une diplomatie qui, à Kiev, réhabilite des collaborateurs. On ne peut pas traiter les ambassades de Russie et de Biélorussie comme des intruses lorsqu’elles représentent, sur ce dossier précis, les peuples dont ces femmes étaient issues : le peuple soviétique qui a brisé le IIIe Reich, et dont ont participé les ukrainiens ( à l’inverse de ceux qui ont rallié avec Bandera, l’OUN, l’UPA, le III Reich, pour faire couler les rivières de sang de la Shoa et du massacre de 27 millions de soviétiques).

Rodina signifie la patrie. Ces femmes l’ont défendue deux fois : la leur, qui n’était pas la Russie mais l’Union Soviétique, dévastée à l’Est ; et celle qui les a accueillies après l’évasion, la France occupée. Elles ont combattu l’armée allemande les armes à la main. Elles ont fait des prisonniers. Elles ont tenu jusqu’à la Libération.Le 26 septembre 2026, à Thil, un monument a été inauguré malgré la pression. Ce n’est pas trop. C’est le minimum dû. Quiconque prétend l’interdire ne discute pas d’une statue. Il discute du droit de se souvenir que le nazisme a été vaincu par ceux qui l’ont combattu, et non par ceux qui, à un moment de l’histoire, ont choisi de marcher à ses côtés.

La cérémonie d’inauguration et d’hommage tenue en résistance le 26 septembre 2026

Le 26 septembre 2026, des représentants de l’Ambassade de la République du Bélarus en France ont visité le complexe mémoriel de Thil consacré au détachement « Rodina », unité de combattantes qui a lutté contre l’ennemi sur le sol français sous le commandement de Nadejda Lisovets et de Rozalia Fridzon, originaires du Bélarus.

Le mémorial bellarusso-russe dans la mine de Thil, créé dans le cadre de l’Année de la femme bélarussienne, rend hommage à la mémoire de 37 femmes soviétiques qui, en 1944, se sont évadées du camp de concentration d’Errouville et ont constitué le détachement « Rodina », l’unique unité combattante exclusivement féminine au sein de la Résistance française.

Les diplomates bélarussiens, accompagnés des collègues russes, ont déposé des fleurs devant les compositions mémorielles.
Les participants à la cérémonie, parmi lesquels figuraient les équipes de sculpteurs bélarussiens et russes dirigées par l’Artiste du peuple du #Bélarus Vladimir Slobodchikov et l’Artiste du peuple de la Fédération de Russie Vladimir Surovtsev, des descendants de membres du détachement « Rodina » ainsi que des représentants de la société civile locale, ont rendu hommage à la mémoire des personnes déportées, acheminées vers les camps de concentration établis dans cette région pour y être soumises au travail forcé dans la mine de Thil.
Dans son intervention, le Chargé d’affaires a.i. de la République du Bélarus en France, Mikalai Varabyov, a souligné l’importance de préserver pour les générations futures la vérité historique sur les événements de la Seconde Guerre mondiale, la mémoire des crimes commis par l’Allemagne nazie et ses collaborateurs à l’encontre de la population civile, ainsi que celle de la lutte commune des partisans soviétiques et des membres de la #Résistance française contre le fascisme.

Le bataillon Rodina : des femmes soviétiques héroiques dans la Résistance française

A l’occasion de l’inauguration, qui devait avoir lieu aujourd’hui, à Thil (mais reporté sous la pression de l’ambassade d’Ukraine et de banderistes), en Meurthe-et-Moselle, des statues à la mémoire des femmes soviétiques de Rodina, nous vous republions cette vidéo d’archive de 2020, avec l’interview exclusive de la dernière survivante du détachement Rodina, Alexandra Paramonova.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de résistantes soviétiques, anciennes prisonnières, évadées d’un camp de concentration nazi, fut créé en France : le détachement partisan Rodina. Les nazis utilisaient les camps pour exterminer et faire travailler des prisonniers au profit du IIIe Reich. Après les pertes de la bataille de Moscou, l’Allemagne nazie manqua de main-d’œuvre et transféra des prisonniers depuis les pays occupés vers des usines en France et en Allemagne. Près de 125.000 personnes auraient été transférées d’URSS vers la France.

Alexandra Paramonova raconte son arrestation : les Allemands sont arrivés chez elle à 3 heures du matin, ses enfants sont restés seuls, douze personnes ont été emmenées à la Gestapo pour un interrogatoire. Après quatre mois et demi de détention, elle fut embarquée dans un train de marchandises, sans savoir qu’elle était envoyée en France, pour du travail forcé. En février 1944, plusieurs femmes soviétiques se retrouvèrent dans un camp de travail près de Thil, en Meurthe-et-Moselle occupée. Environ 3000 prisonniers soviétiques travaillaient dans une usine de production de roquettes allemandes, avec des Juifs, des métis allemands et des communistes français.

Le quotidien était terrible : lever à 4 heures du matin, une tasse d’eau bouillante, transport jusqu’à la mine de fer, extraction dans des conditions extrêmes, un litre de soupe et 200 g de pain pour le déjeuner, repos seulement à partir de 23 heures. La nuit, elles creusaient la terre pour préparer leur évasion. Des ouvriers français leur promirent de l’aide. Avec le soutien de partisans, 35 femmes russes décidèrent de s’échapper. Dans le camp d’Errouville, un comité clandestin se forma et entra en contact avec des membres clandestins du parti et des partisans, grâce notamment à un Polonais nommé Stepan.

Dans la nuit du 8 mai 1944, une évasion massive eut lieu : hommes et femmes confondus parcoururent environ 70 km à pied en deux nuits. Les hommes rejoignirent la Résistance française ; les femmes, d’abord invitées à attendre la fin de la guerre parmi les civils, refusèrent et réclamèrent des armes. Naquit alors le seul détachement féminin de la Résistance française, baptisé Rodina. Le commandant Jacques ne leur donna qu’un seul fusil ; les autres armes avaient été prises à une colonne allemande lors d’une embuscade. Elles combattirent avec des armes allemandes, capturèrent même cinq Allemands, qui furent employés aux cuisines et ne voulurent pas partir à la libération. Le détachement Rodina était chargé de la reconnaissance et des embuscades contre les nazis. Aucune combattante ne fut perdue. À la fin de la guerre, ces femmes courageuses furent décorées pour leur contribution au salut de la France.

Alexandra Paramonova est décédée en décembre 2014, quelques semaines avant son 100e anniversaire. Dans sa dernière interview, elle confiait : « Aimer les gens, protéger leur terre. La terre est la plus précieuse des choses pour un homme. Qu’elle soit dorée ou mauvaise, il faut l’aimer jusqu’à sa mort. »

Tags: antifascismeBanderafasciste ukrainienFrancehistoirelibération de la franceLorrainemonument à la résistancemonument antifascisteRené BarchiRésistancerodinasoviétiqueThilUkraineUnion soviétiqueURSS
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