INITIATIVE COMMUNISTE
  • PRCF
    • Qu’est-ce que le PRCF ?
    • Le Programme du PRCF : un programme communiste à 100%
  • Rubriques IC
    • PRCF
    • Jeunesse
    • Lutte des classes et renaissance communiste
    • International
    • Europe: en sortir, s’en sortir !
    • Culture débats
  • Contactez-nous
    • Contactez-nous
    • Abonnez-vous à IC
    • Abonnez-vous à Étincelles
    • Bibliothèque IC mensuel
  • Adhérez au PRCF, Rejoignez le combat !
  • Liens
    • Liens
    • Tags Sujets
Pas de résultat
Voir tout les résultats
mardi, 27 octobre, 2026
INITIATIVE COMMUNISTE
  • PRCF
    • Qu’est-ce que le PRCF ?
    • Le Programme du PRCF : un programme communiste à 100%
  • Rubriques IC
    • PRCF
    • Jeunesse
    • Lutte des classes et renaissance communiste
    • International
    • Europe: en sortir, s’en sortir !
    • Culture débats
  • Contactez-nous
    • Contactez-nous
    • Abonnez-vous à IC
    • Abonnez-vous à Étincelles
    • Bibliothèque IC mensuel
  • Adhérez au PRCF, Rejoignez le combat !
  • Liens
    • Liens
    • Tags Sujets
Pas de résultat
Voir tout les résultats
INITIATIVE COMMUNISTE
Pas de résultat
Voir tout les résultats
Accueil articles 2-lutte des classes et renaissance communiste

Pour aider le mouvement populaire à gagner le bras de fer : Clarté politique et esprit de responsabilité – par Georges Gastaud

27 octobre 2026
Temps de lecture8 mins de lecture
A A
0
Partager sur FacebookPartager sur XPartager sur TelegramPartager par courrielPartager sur Whatsapp

La France traverse une crise sociopolitique d’une acuité exceptionnelle. Le soulèvement populaire contre la vie chère, la casse de l’Education nationale et le gouvernement de guerre Macron-Lecornu, se heurte frontalement au durcissement préfasciste d’une oligarchie capitaliste provisoirement désemparée. Mais ce soulèvement, encore privé d’une avant-garde léniniste largement reconnue par la classe laborieuse, risque fort d’être désorienté, isolé, puis durement réprimé par l’ultra-réaction en voie de coagulation si le monde du travail ne s’affirme pas rapidement, par la grève de masse reconductible, comme la force dirigeante du mouvement.

La France, maillon faible structurel de l’Europe guerrière et austéritaire

« Terre classique des luttes de classes menées jusqu’au bout » (Marx), notre pays est, comme l’auteur de ces lignes l’a signalé depuis longtemps, le maillon faible de l’Europe guerrière et atlantiste. Strangulée par les harassantes contraintes maastrichtiennes, méthodiquement désindustrialisée à l’instigation du MEDEF, vidée de ses paysans par les traités transatlantiques, dénaturée par une entreprise d’américanisation forcenée de sa langue et de sa culture, percutée par l’euro-destruction des retraites solidaires, de la Sécu et des services publics, paupérisée par l’euro-austérité et par l’envol des prix résultant des guerres fomentées par l’Axe euro-atlantiste (tentative otanienne acharnée d’encercler la Russie, agression israélo-américaine répétée contre les peuples du Proche-Orient, tentative trumpiste visant à liquider Cuba socialiste dans le but d’annexer les Antilles et le continent américain, bouclage naval de l’Asie-Pacifique, préparation d’une nouvelle guerre de Corée, tout cela formant une seule et même chaîne hégémoniste planétaire…), la France surendettée est sommée par Trump et/ou par Bruxelles, de financer toujours davantage la guerre en Ukraine et le surarmement européen au moment même où le projet de loi de finances 2026 prévoit 6,7 milliards d’euros supplémentaires pour la Défense, lesquels s’ajoutent aux sommes exorbitantes déjà affectées à la loi de programmation militaire.

Cette orientation gouvernementale n’a rien de « défensif » : elle est la traduction budgétaire d’une stratégie impérialiste qui sacrifie les salaires des fonctionnaires, l’hôpital, l’école, le logement et l’industrie au maintien de l’hégémonie planétaire occidentale. S’agissant du pôle ouest-européen de l’Axe atlantique, on y voit Merz, Macron et autre U. von der Leyen précipiter la construction d’un « Etat fédéral européen » grossièrement expansionniste et idéologiquement calfaté au moyen d’une confrontation militaire possiblement exterminatrice avec le diable russe. La logique du CNR conformément à laquelle de Gaulle et les ministres communistes de 1945 avaient reconstruit notre pays (nationalisations, statuts, conventions collectives, sécurité sociale, retraites par répartition, code du travail protecteur…), la France devient ainsi le lieu de rupture de la chaîne hégémoniste euro-étasunienne : en effet, son peuple rechigne à payer la guerre, à accepter l’austérité éternelle pour les uns et l’enrichissement insolent de quelques autres, tandis que sa grande bourgeoisie ne parvient plus à gouverner normalement : c’est pourquoi une bonne partie du sérail politique brûle désormais de mettre en place une « solution » fasciste à base d’interdiction des grèves et de LFI, de racisme institutionnel et de marche à la guerre sur fond de soumission accrue à Bruxelles, Berlin et/ou Washington.

Le résultat en est un affrontement de classes de plus en plus incandescent entre un mouvement populaire immense mais insuffisamment conscientisé, et un pouvoir oligarchique qui, faute de pouvoir résoudre la crise sur le terrain sociopolitique, tente de la contourner par la stigmatisation et par la criminalisation de l’insoumission de gauche, signe que l’hégémonie culturelle bourgeoise pseudo-républicaine est fissurée, voire fracturée. Dans la foulée du soulèvement populaire français (« facciamo come in Francia ! »), toute une série de luttes frontales, souvent annoncées par des grèves ouvrières marquantes (Belgique, Italie, Portugal, Grèce, Espagne, Allemagne, voire Turquie…) éclatent en Europe dessinant, sinon annonçant un possible Octobre rouge des peuples. Moins fortement tenue en main que ne le sont les salariés par les appareils euro-réformistes de France et d’ailleurs, la jeunesse s’est portée aux avant-postes de la révolte ; elle paie un lourd tribut à la répression face à cette Sainte-Alliance de la réaction que l’UE-OTAN, cette nouvelle prison des peuples, secrète chaque jour davantage sous la férule de l’impérialisme allemand en voie de réarmement massif.

Les causes profondes d’une crise explosive

« Marianne » ne consent plus à se laisser étrangler par le Parti Maastrichtien Unique au pouvoir sous différents masques depuis les années Mitterrand. Derrière la valse des étiquettes, une même politique s’impose en effet depuis des décennies : libre circulation des capitaux, concurrence généralisée, austérité, alignement atlantiste, économie de guerre, colonisation culturelle par l’univers anglo-saxon. Cette politique a quasi-mécaniquement généré la colère actuelle, sinon ses formes. Dès lors, on ne pourra ni sortir par le haut du tangage entre issues fasciste et prérévolutionnaire, ni sauver la nation agonisante sans rompre simultanément avec deux dangers complémentaires que sont…

  • La fascisation de l’État et de la vie politique, qui vise à briser les libertés démocratiques, à diviser les travailleurs et à préparer la société, notamment la jeune génération, à la guerre continentale ;
  • L’étau maastrichtien et l’économie de guerre, qui confisquent la souveraineté populaire au profit des marchés, de la Commission européenne et de l’OTAN, tout en menaçant la paix mondiale : l’actuel discrédit mondial total du va-t-en-guerre Macron n’est pas une mauvaise nouvelle pour les amis de la paix.

Ces deux luttes sont indissociables. Combattre le fascisme sans attaquer l’ordre européiste qui l’engendre, c’est combattre les symptômes en laissant intacte la maladie. Dénoncer l’austérité sans désigner l’OTAN, l’UE et le grand capital comme ennemis principaux de la paix, c’est laisser le terrain à l’extrême droite. C’est cette confluence des deux résistances que le PRCF résume de longue date sous l’appellation de Front antifasciste, pacifique, patriotique, populaire et environnemental, le « FR.A.P.P.P.E »…

La polarisation de la France est notre matière première

La polarisation actuelle est notre matière première. Le peuple se mobilise, les lycéens descendent dans la rue, les salariés exigent des salaires, l’emploi, l’industrie et des services publics reconstruits. Les syndicats, après avoir été reçus à Matignon sans obtenir « aucune mesure », appellent à une mobilisation massive le 5 novembre ; la CGT a lancé un mot d’ordre de grève générale par la voix de Sophie Binet.

Mais cette polarisation est déformée par les thématiques biaisées de la gauche en place. LFI ne peut en effet aucunement remplacer une véritable avant-garde communiste : tout en assumant vaillamment son « osmose » avec le mouvement populaire, LFI oscille entre radicalité verbale et complaisance envers l’UE. Notamment LFI ne propose pas un programme de rupture avec le capital, l’euro et l’OTAN passant notamment par la nationalisation franche des secteurs économiques stratégiques et par la dénonciation totale de l’union sacrée visant à soutenir le régime pronazi de Zelensky ; elle propose surtout une alternative de gouvernement dans le cadre existant, promettant seulement de « désobéir » à l’UE au cas par cas.

Deux erreurs doivent cependant être évitées.

La première consisterait à suivre aveuglément LFI, à figurer officiellement dans ses dispositifs, à confondre la colère juste des masses avec la ligne politique d’un appareil qui, tiraillé qu’il est entre l’ADN jacobin initial du Parti de gauche et l’ancrage européen des eurodéputés LFI, refuse de rompre clairement, comme l’eussent fait le PCF de Duclos, voire de Marchais, et la CGT de Frachon et de Krazucki, avec les structures de domination européennes.

La seconde déviance, plus grave encore, consisterait à manquer au devoir de solidarité antifasciste envers LFI. Car LFI est aujourd’hui traitée en ennemie principale par l’ultra-réaction qui s’acharne sur ses députés (S. Deloglu, Rima Assane…). Lorsque le président du Sénat, Gérard Larcher, estime, sur proposition du néo-versaillais Retailleau, que la question de l’interdiction de LFI « peut être posée », ce n’est pas seulement cette formation qui est visée : c’est le droit des travailleurs et du peuple à l’opposition politique, au droit de manifester et de faire grève !

Nous devons donc dire clairement : solidarité antifasciste totale des militants franchement communistes avec les camarades de LFI face à la répression maccarthyste en cours ! La critique fraternelle des limites politiques propres à ce mouvement n’autorisera jamais l’alignement sur la campagne réactionnaire qui veut la faire taire en bâillonnant par la même occasion l’ensemble du camp populaire.

Le rôle irremplaçable du PRCF

Fondé par des militants du PCF qui refusaient sa dérive sociale-démocrate et qui voulaient faire vivre le marxisme-léninisme dans les formes d’aujourd’hui, le PRCF fait tout son possible pour recadrer idéologiquement l’affrontement de classes actuel.

Il faut ainsi critiquer fraternellement les biais petits-bourgeois de LFI : son refus de poser la question de l’euro, son incapacité à désigner l’UE-OTAN comme l’ennemi principal de la paix, son insistance, en tant que mouvement étranger au communisme historique, à se référer à un « peuple » sans contenu de classe défini en sacralisant l’« insoumission » juvénile quelle qu’elle soit. Le risque est alors de déplacer vers un gauchisme politico-culturel ce qui, conformément au vœu du CNR (« mettre le monde du travail au centre de la vie nationale »), devrait redevenir l’axe du rassemblement populaire: le primat du mouvement des travailleurs pour changer la société.

Il faut aussi remettre en perspective le front antifasciste : un front qui ne se limite pas à la défense des libertés formelles, si nécessaire qu’il soit, mais qui relie la lutte contre les fascistes à la lutte contre le MEDEF, contre l’austérité, contre l’UE-OTAN, en associant systématiquement ce combat, ce que ne font pas les prétendus « antifas » et autres anars, à la défense des revendications sociales, de la paix mondiale et de la souveraineté de tous les peuples, dont le nôtre. Un peuple dont l’histoire, reflétée non sans contradictions par la Marseillaise et par le drapeau tricolore, ne se réduit nullement aux horreurs du colonialisme, mais renvoie encore, entre mille autres, aux noms glorieux de Descartes et Diderot, de Robespierre et de Saint-Just, de Louise Michel et de Varlin, de Jaurès, Marcel Paul et Ambroise Croizat, de Jean Moulin, de Missak Manouchian et de Léon Landini…

Il faut affirmer non moins fortement le front patriotique : non pas la xénophobie débridée des droites néo-versaillaises déchaînées, mais le patriotisme populaire refusant que la France soit une colonie de la finance, une base avancée du tout-globish aliénant et une place forte de la recolonisation de l’Afrique. Cela suppose un Frexit progressiste, anti-impérialiste et social.

Tags: FranceGeorges GastaudgrèvelutteLutte des classesmanifestationpolitique
- -

- -

A lire sur le même thème

« Union » ou PONCTION européenne ? les causes qui ruinent la France des travailleurs

« Union » ou PONCTION européenne ? les causes qui ruinent la France des travailleurs

27 octobre 2026
Brésil : une bonne surprise, et de grands défis à relever !

Brésil : une bonne surprise, et de grands défis à relever !

27 octobre 2026
Parcoursup et réforme Blanquer-Mathiot : organiser la pénurie, mettre la jeunesse en concurrence, marchandiser l’éducation

Parcoursup et réforme Blanquer-Mathiot : organiser la pénurie, mettre la jeunesse en concurrence, marchandiser l’éducation

27 octobre 2026
24 octobre : encore plus nombreux, vers la grève générale ! 320 000 à Paris, 108 000 à Marseille

24 octobre : encore plus nombreux, vers la grève générale ! 320 000 à Paris, 108 000 à Marseille

25 octobre 2026
Sortir de la crise : Capitalisme exterministe ou socialisme-communisme de nouvelle génération ? #CaféMarxiste

Sortir de la crise : Capitalisme exterministe ou socialisme-communisme de nouvelle génération ? #CaféMarxiste

24 octobre 2026
24 octobre : face aux interdictions de manifester, la mobilisation républicaine et antifasciste partout, les arrêtés Macron sanctionnés par la Justice, manifestation antifasciste à Orléans contre le RN.

24 octobre : face aux interdictions de manifester, la mobilisation républicaine et antifasciste partout, les arrêtés Macron sanctionnés par la Justice, manifestation antifasciste à Orléans contre le RN.

24 octobre 2026
Charger plus
  • Comité de rédaction et CGU
  • PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France)
  • Contactez-nous
  • Abonnez-vous à IC
  • Plan
Pas de résultat
Voir tout les résultats
  • PRCF
    • Qu’est-ce que le PRCF ?
    • Le Programme du PRCF : un programme communiste à 100%
  • Rubriques IC
    • PRCF
    • Jeunesse
    • Lutte des classes et renaissance communiste
    • International
    • Europe: en sortir, s’en sortir !
    • Culture débats
  • Contactez-nous
    • Contactez-nous
    • Abonnez-vous à IC
    • Abonnez-vous à Étincelles
    • Bibliothèque IC mensuel
  • Adhérez au PRCF, Rejoignez le combat !
  • Liens
    • Liens
    • Tags Sujets

© 2026 JNews - Premium WordPress news & magazine theme by Jegtheme.