
Fidel Castro, cent ans après : un phare pour les peuples du monde entier – par Georges Gastaud, philosophe
Le 13 août 1926, Fidel Castro Ruz naissait à Birán, dans l’Est de Cuba, et ce centenaire appelle tous les révolutionnaires à honorer sa mémoire. Car s’ils omettaient de commémorer Fidel, les impérialistes, eux, n’oublieraient pas de saisir une occasion de plus de maudire son nom, comme ils n’ont jamais cessé de le faire depuis la mort du « commandant en chef » de la Révolution, ainsi que les Cubains et Cubaines l’appelaient admirativement.
Un étudiant brillant, un sportif d’élite et… un choix patriotique et de classe
Fidel était un étudiant brillant, formé en Droit à l’Université de La Havane, ainsi que, potentiellement, un sportif de haut niveau. Fils d’un propriétaire terrien d’origine espagnole, il aurait pu préférer une vie bourgeoise confortable à celle, périlleuse, des militants du camp des opprimés. Mais, à l’image de Marx, Engels et Lénine, eux aussi ici de milieux bourgeois, Fidel a choisi de mettre son intelligence et son énergie au service des prolétaires et des sans-terre.
La vie de Fidel se confond avec la Révolution cubaine dont il fut l’âme et le stratège. Aux côtés de Camilo Cienfuegos et d’Ernesto Che Guevara, il a risqué sa vie pour arracher le peuple cubain à la honte où le maintenait le régime terroriste de Fulgencio Batista, aux ordres des États-Unis. De l’assaut de la caserne Moncada en 1953 à la victoire de janvier 1959, où quasiment tout le peuple cubain est descendu dans la rue pour fêter le triomphe de la Révolution, Fidel a incarné la volonté d’un peuple de briser les chaînes du néocolonialisme étatsunien pour faire de Cuba, initialement traitée en lupanar miséreux des USA, une référence mondiale de l’émancipation nationale et sociale.

Souveraineté nationale, socialisme et appui soviétique
Parce qu’il voulait rendre au peuple cubain sa pleine souveraineté sur l’économie et sur la politique, Fidel a été immédiatement menacé de mort par Washington, essuyant de nombreuses tentatives d’assassinat de la part de la CIA. Blocus économique, invasion de la Baie des Cochons (Playa Giron) en 1961 : Washington a tout essayé pour abattre la Révolution. Fidel a non seulement tenu bon, mais il a proclamé « le caractère socialiste de la Révolution cubaine » en s’alliant clairement à l’URSS, laquelle aura permis à Cuba de résister à l’étranglement impérialiste: certes, à l’issue de l’ainsi-dite « crise des fusées » de 1962, l’URSS a retiré ses fusées de Cuba, mais en échange, Kennedy a dû retirer ses propres missiles de Turquie et s’engager à ne plus tenter d’envahir Cuba.
Conquêtes sociales, démocratie populaire et résistance héroïque
Les conquêtes sociales et démocratiques de Cuba socialiste ont vite été très impressionnantes : réforme agraire, nationalisations, campagne massive d’alphabétisation, développement gratuit et universel de la santé, de la recherche biomédicale et de l’éducation. Dans un pays longtemps marqué par la misère et par l’analphabétisme, Cuba est devenu un modèle de justice sociale pour des millions de travailleurs de par le monde. Malgré l’énorme disproportion des forces, les États-Unis n’ont jamais réussi à renverser le régime socialiste cubain. Lequel, non seulement a défendu ses choix propres, mais a soutenu les luttes révolutionnaires partout, notamment en Afrique aux côtés de Lumumba, puis des révolutionnaires angolais, mozambiquais, namibiens et sud-africains (le premier voyage de Nelson Mandela enfin libéré et devenu président de la RSA sera pour La Havane!), mais aussi en Amérique latine où, durant les premières décennies des années 2000, Cuba et le Venezuela bolivarien de Chavez mirent en place ensemble, face au néolibéralisme mondial, l’Alternative Bolivarienne des Amériques: aux antipodes de la dévastatrice « concurrence libre et non faussée » du Traité de Maastricht, l’ALBA mettait en pratique la division du travail continentale et les échanges économiques à parité.
1991, la « période spéciale » et la relance révolutionnaire latino-américaine
En 1991 cependant, quand Gorbatchev et Eltsine eurent livré la RDA, l’URSS et le camp socialiste à l’impérialisme occidental, Cuba a tenu bon malgré le lâchage qu’elle a subi de la part de la Russie anticommuniste d’Eltsine, à genoux devant Berlin et Washington. Fidel est alors resté le principal point d’appui mondial des révolutionnaires du monde entier. Déjà en 1989, à Camaguey, il mettait en garde contre la capitulation gorbatchévienne quand il s’écriait, contre la « nouvelle pensée » de Gorbatchev qui prétendait substituer les « valeurs universelles » (en réalité la capitulation devant le capital) au combat de classe : « Il y a la démocratie des riches et la démocratie des pauvres, la paix des riches et la paix des pauvres.
Exemplairement, avec Fidel à sa tête, Cuba a tenu bon pendant la « période spéciale », cette phase de pénuries extrêmes après l’effondrement du bloc soviétique. Et ce n’est pas tout : Fidel, allié à Hugo Chávez au Venezuela, au Nicaragua sandiniste et à la Bolivie d’Evo Morales, a contribué à relancer le processus révolutionnaire latino-américain au début du XXIe siècle.
Aujourd’hui : Cuba assiégée, mais debout
Dans les conditions actuelles, où les États-Unis de Donald Trump assiègent et affament Cuba après avoir kidnappé le président vénézuélien Nicolás Maduro, la situation de Cuba est critique. Même s’ils sont forcés de faire des concessions économiques dans l’esprit de la NEP léniniste, même si leur situation est terrible avec des pénuries de nourriture, de médicaments et d’électricité, les Cubains continuent de tenir bon dans l’esprit de José Martí, « l’Apôtre de la Révolution cubaine », du Che et de Fidel. Ils se regroupent derrière les leaders révolutionnaires Raúl Castro et Miguel Díaz-Canel qui ne calent pas malgré les menaces nord-américaines qui les ciblent personnellement.
Défendre Cuba, c’est SE défendre avec Cuba
Le rôle des révolutionnaires en France est plus que jamais de SE défendre eux-mêmes AVEC Cuba, qui reste un phare mondial, certes très menacé, de la souveraineté des peuples et de la défense de la paix mondiale face au tyran global Trump. Fidel était et reste « la figure de proue du Mouvement communiste international et du Front anti-impérialiste mondial », et son héritage doit inspirer notre combat pour une France franchement indépendante, patriote et progressiste reprenant à son compte dans des formes propres à notre temps et à notre pays l’héroïque mot d’ordre fidéliste « la patrie ou la mort, le socialisme ou mourir, venceremos! ».
Article également dédié à Georges Hage et à Léon Landini, anciens présidents (décédés) du PRCF, tous deux Médailles de l’Amitié des peuples de la République de Cuba.

Le dossier spécial 100e anniversaire de Fidel Castro, le révolutionnaire cubain, l’anti impérialiste, l’internationaliste, le penseur marxiste
« La révolution, c’est avoir le sens du moment historique ;
- c’est changer tout ce qui doit être changé ; c’est la pleine égalité et la liberté ;
- c’est être traité et traiter les autres comme des êtres humains ;
- c’est nous émanciper nous-mêmes par nos propres efforts ;
- c’est défier les puissantes forces dominantes à l’intérieur et au-delà de l’arène sociale et nationale ;
- c’est défendre les valeurs en lesquelles nous croyons au prix de n’importe quel sacrifice ;
- c’est la modestie, le désintéressement, l’altruisme, la solidarité et l’héroïsme ;
- c’est lutter avec courage, intelligence et réalisme ;
- c’est ne jamais mentir ni violer les principes éthiques ;
- c’est une profonde conviction qu’il n’existe aucune puissance au monde capable d’écraser la puissance de la vérité et des idées. La révolution, c’est l’unité ;
- c’est l’indépendance, c’est lutter pour nos rêves de justice pour Cuba et pour le monde, qui est le fondement de notre patriotisme, de notre socialisme et de notre internationalisme. »
Fidel Castro Ruz
Le discours de Miguel Diaz Canel, secrétaire de Parti Communiste Cubain

Cher général d’armée Raúl Castro Ruz, chef de la Révolution cubaine;
Cher Dalia et la famille du commandant en chef Fidel Castro Ruz (Applaudissements);
Compagnons et collègues:
Fidel vit, en tant que femmes et hommes des époques, géographies et ethnies les plus diverses qui ont consacré leur vie à la lutte pour un monde meilleur pour toutes les vies.
Il est le centenaire d’un guerrier, d’un rebelle, d’un combattant, d’une foire de Cuba, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes. Un homme juste ! (Applaudissements.)
Plus de 1 500 participants de 63 pays, dont 500 Cubains, ont débordé chaque jour les multiples espaces du Palais de la Convention lors du premier colloque international depuis les 100 ans de Fidel. Pour chaque délégué, des milliers de personnes intéressées sont restées qui ne pouvaient pas arriver de l’étranger et beaucoup plus de Cubains qui ne pouvaient pas être accrédités par des problèmes logistiques de base.
Les organisateurs sont chargés de socialiser les présentations présentées, avec leurs contributions incontestables et non pas quelques révélations de ceux qui ont travaillé directement avec le commandant en chef ou se sont consacrés pendant des années à étudier l’empreinte de leur leadership sur les questions les plus diverses.
Il sera également important de savoir quelles questions, préoccupations, demandes d’information laissent des participants nationaux et étrangers, en particulier des jeunes.
Le Centre Fidel Castro Ruz et le Département idéologique du Comité central du Parti, principal responsable de l’organisation du Colloque, sous les limites extrêmes que le pays subit, méritent toute notre reconnaissance et nos félicitations (Applaudissements), ainsi que le reste des organisations et organisations impliquées.
Nous remercions tous les participants et les invités pour leur contribution personnelle ou collective à l’héritage précieux que l’institution qui honore la vie et l’œuvre de notre chef historique est suprême.
Au milieu de la crudité du siège impérial brutal et immoral qui cherche l’extermination de notre peuple, cette célébration fidèle de La Havane sera considérée comme un autre défi surmonté d’un coup de volonté; un impossible s’est transformé en une belle et palpable réalité par l’effort et la solidarité de vous, sœurs et frères, qui êtes venus vouloir tout, coûtant des dépenses de pays lointains, portant des valises de dons et sans exiger de conditions matérielles de quelque nature que ce soit. Pour vous toute notre gratitude ! (Applaudissements et exclamations de: «Cuba n’est pas seul!»)
Impossible de commémorer seul cet événement d’une résonance universelle aussi profonde. Fidel n’est pas seulement de Cuba. Fidel est l’un de tous les révolutionnaires du monde qui admire son travail et partagent ses idées. Fidel est de toute l’humanité ! (Applaudissements.)
Être fidèle, ce n’est pas professer une foi aveugle. C’est une attitude honorable envers la vie. Être une fidéliste, c’est se définir comme des combattants antipérialistes permanents et contre toutes les injustices du monde.
Et célébrer l’éternité du commandant en chef signifie, tout d’abord, vaincre ceux qui ont essayé de l’assassiner plus de six cents fois et n’a réussi à faire que magnifier sa figure.
Le Soldat des Idées est de retour d’une manière qui doit terrifier ses adversaires: des centaines, des milliers, des millions de personnes des âges et des croyances les plus divers, dans presque tout le monde, élargissent leur héritage, non seulement pour soulager la nostalgie naturelle de leur absence – qui se sentent aussi et fait partie des émotions partagées fortes – mais surtout, pour entreprendre de nouvelles voies dans la bataille pour l’avenir, sans se rendre, sans vendre, sans vendre, sans vendre
Fidel Vit ! Longue vie à Fidel ! (Exclamations de: «Vive en direct!») (Applaudissements.)
Aujourd’hui, nous célébrons une vie dédiée à la lutte pour toutes les causes justes, avec passion et engagement, puisqu’il était pratiquement un adolescent. Nous nous plongeons pleinement dans l’idéologie d’un infatigable explorateur de l’histoire et de la condition humaine, qui a été nourri de la pensée universelle la meilleure et la plus utile avec une acuité exceptionnelle et s’est distingué par une éthique qui, en tant que gilet moral imbattable contre lequel les pires attaques de ses ennemis se sont écrasées, l’ont consacré devant l’histoire comme un paradigme de l’authentique révolutionnaire, sur le plus haut pas de l’espèce humaine.
Je sais que vous serez d’accord avec moi: Nous aurons beaucoup plus d’anniversaires à l’avance pour célébrer vos idées! (Applaudissements.)
D’après ce que les médecins et les enseignants ont dit, ce que les scientifiques et les chefs religieux ont soutenu, ce que les artistes et les intellectuels ont exalté, ce que les athlètes et les combattants ont exprimé, ce que les diplomates et les parlementaires ont révélé et ce que les jeunes ont validé, laissez-moi vous dire que nous nous sentons très vivants à Fidel dans tous les espaces de ce Colloque. Nous l’avons vu se multiplier en chacun de vous.
D’une manière particulière, Fidel est renaissé au Forum de la jeunesse. Comme je le leur ai dit, après avoir écouté leurs interventions, la plupart montrent une maturité impressionnante, sans doute certaines pour la complexité même des sociétés capitalistes aliénantes qui ont dû vivre, mais surtout pour leurs réponses argumentées concernant les causes des problèmes et la façon dont ils assument leur appartenance et l’expriment, le défendant fièrement, malgré les risques et les menaces auxquels ils doivent faire face pour s’occuper de la célébration du centenaire de Fidel
Je leur ai dit en toute honnêteté que sans eux, cela n’aurait pas eu beaucoup de sens d’accomplir le Colloque. Qui de mieux que les jeunes pour comprendre l’héritage humaniste et révolutionnaire de Fidel ?
Il l’a laissé à lui: de plus grandes luttes et de plus grands héroïsmes seront encore exigés des nouvelles générations. L’avenir est plein de tâches, l’avenir est plein de luttes qui nécessitent de la conscience, qui nécessitent du tempérament et qui nécessitent un esprit révolutionnaire (Applaudissements).
Quand je leur parlais, je pensais à Fidel toujours proche des jeunes, qu’il confiait constamment aux tâches les plus importantes. D’après sa propre expérience, il savait que la jeunesse est l’étape la plus passionnément révolutionnaire de la vie.
Pensaba en el Fidel estudiante de Derecho, que también matriculó Ciencias Sociales como parte de sus inquietudes políticas y que siempre reconoció que en la Universidad se hizo revolucionario.
Pensaba en el muy joven Fidel que se enroló en la expedición de Cayo Confites para ser un soldado más contra la dictadura de Trujillo, que ensangrentaba a la vecina República Dominicana; en el dirigente estudiantil que conoció al líder colombiano, Jorge Eliécer Gaitán y vio el torbellino del Bogotazo; en el militante de la Ortodoxia que dignificó el periodismo, convirtiéndolo en denuncia pública, y terminó escogiendo el camino de la lucha armada cuando el golpe de Estado de Batista cerró todas las salidas constitucionales.
Por eso no dudé en reconocerlos y en nombrarlos como la Generación del Centenario de Fidel (Aplausos).
Y no están solos. Hoy también honramos a los amigos solidarios que han dedicado toda su vida a la causa de la defensa de Cuba. Los más jóvenes pueden reconocer en ellos su experiencia y admirar su dedicación a esta lucha. El movimiento internacional por Cuba y las causas justas tiene nombres y apellidos de hombres y mujeres incansables en todos los continentes.
Il est urgent d’articuler et d’unir toutes les forces et de nous armer d’idées progressistes, émancipatrices, socialistes, sans crainte de mots, ce que les ennemis des peuples ont l’intention de nous paralyser au moment où la mobilisation équivaut au salut.
La réémergence du fascisme dans le monde impose au Sud une guerre idéologique qui, dans ses dimensions culturelle et médiatique, insiste pour protéger le capitalisme comme un destin hégémonique, subordonné à la logique impérialiste, et ils tentent d’effacer la mémoire historique, de nous recoloniser culturellement et de briser nos identités.
Paralelamente, y en función de los mismos objetivos, transcurre la guerra mediática con sus campañas de desinformación, de intoxicación dirigidas contra los más elementales valores humanos como si resultaran obsoletos, con el fin de justificar guerras y agresiones tan incompatibles con el Derecho Internacional como el genocidio en Gaza, la agresión a Irán o el cerco energético a Cuba (Aplausos).
Compagnons et collègues:
Hace exactamente diez años y un día, el 12 de agosto de 2016, Fidel publicó una de sus conocidas Reflexiones, en vísperas del que sería su último cumpleaños físicamente entre nosotros.
En ese texto, que hoy adquiere renovada vigencia –y les pido: los más curiosos traten de leerlo–, aflora de manera especial la memoria poderosa y sensible del hombre que a punto de cumplir 90 años recuerda su niñez; a su padre, emigrante español, y a Birán, la finca familiar donde aprendió a amar a la naturaleza y a nutrirse de las primeras luces del “mundo moral” de la eticidad cubana, bebiendo de la historia patria, ya para entonces cargada de auténticas epopeyas heroicas.
Encontramos también al Fidel de la curiosidad infinita, muy atento a los avances de la ciencia y en permanente desvelo por el destino de la especie humana; pero también y siempre vigía insomne, crítico justo y severo del vecino poderoso, al que jamás dejó de emplazar públicamente, aun a contracorriente, poniendo en evidencia a lacayos y entreguistas.
Lorsque le régime fasciste américain soulève le génocide contre notre peuple, entravant le bien-être et la qualité de vie par tous les moyens, Fidel reste la clé du fait qu’il y a une issue, aussi difficile que soient les circonstances et quelle que soit la mesure dans laquelle l’encerclement est fermé.
De Fidel nous avons appris que nous devons toujours sauver trois principes indispensables: l’indépendance du pays, la Révolution et les valeurs et les conquêtes que représente le socialisme (Applaudissements).
Dans le cadre de cette prémisse, nous entreprenons un processus difficile de transformations économiques et sociales, avec la priorité dans le bien-être du peuple et dans la justice sociale qu’il défendait tant.
Compagnons et collègues:
Comme je l’ai dit lors de l’inauguration du Colloque: la présence de tant de personnes, dans le clos, bloquées, harcelées et accusées par l’empire d’empêcher son exemple d’infecter les rebelles partout, est le meilleur monument que nous puissions élever à la mémoire de Fidel Castro Ruz dans son premier centenaire (Applaudissements).
Solidarités du monde: vous êtes la force complémentaire de la résistance héroïque du peuple cubain, forgée avec ce que le général d’armée Raúl Castro Ruz a défini comme l’enseignement permanent de Fidel: « … que l’homme est capable de surmonter les conditions les plus difficiles si sa volonté de surmonter ne s’évanouit pas, il fait une évaluation correcte de chaque situation et ne renonce pas à ses principes justes et nobles» (Applaudissements).
Merci d’être et de nous rejoindre dans cette célébration inoubliable!
Fidel est dans chaque professionnel cubain de la médecine qui sauve une vie, la plupart du temps sans même avoir la médecine indispensable; dans les éducateurs qui ne quittent pas les salles de classe dans la ville ou dans la montagne; dans les millions de travailleurs qui, malgré les douloureuses limites des ressources essentielles qui nous sont imposées par le blocus, arrivent à leur travail chaque jour; dans chaque combattant qui est prêt à donner sa vie pour la patrie et le socialisme (Applaudissements).
Quand les historiens du futur regarderont dans le temps, à la recherche de Fidel Castro Ruz, le commandant en chef, ils ne verront plus un homme seul. Vous verrez votre peuple et des millions de personnes qui, inspirées par leur vie exemplaire, ont gagné une place dans l’histoire en faisant face, sans abandonner, l’empire le plus puissant et le plus criminel et en gagnant ! (Applaudissements.)
Vive Fidel pour toujours ! (Exclamations de: «Vive en direct!»)
Vive Cuba libre, souveraine et indépendante ! (Exclamations de: «Vive en direct!»)
Vive le socialisme ! (Exclamations de: «Vive en direct!»)
Longue vie à Fidel ! (Exclamations de: «Vive en direct!»)
La patrie ou la mort !
On va gagner ! (Exclamations de: «Nous allons vaincre!» et « Je suis Fidel ! »)
(Ovation.)

Le site spécial de Granma pour les 100 ans de Fidel Castro :https://www.granma.cu/cien-con-fidel
quelques traductions par la rédaction de www.initiative-communiste.fr

L’Homme : 100 ans après la naissance, Fidel présent
En 1972, à Manzanillo, un jeune poète a écrit: En je retire une vieille femme / presque centenaire / après avoir vu fidel / rétrécir sa barbe le sourire / le cœur plein de village / – n’importe quel tremblement / une brebis incroyable à ses cendres – / elle a dit à son petit-fils / qu’il pouvait déjà mourir / qu’il était déjà heureux / parce qu’il avait vu / l’homme*.
Beaucoup d’autres poètes ont écrit à Fidel avant, et ils le feraient plus tard, sous divers angles: de vous à vous, comme quelqu’un qui parle au frère de la lutte; avec l’admiration de celui qui se connaît placé devant une personnalité unique de l’histoire; avec gratitude, avec affection…
Mais dans ce petit vieil homme à Quito en particulier, le discours poétique a appréhendé quelque chose de spécial du commandant en chef de la révolution cubaine: sa signification pour les humbles de la Terre, soit sur l’île, soit en dehors de celle-ci. Ce n’était pas, comme il semble, une question de fanatisme, mais de réciprocité.
Partout où les affamés, les déclassés, les analphabètes, les sans-terre… Le nom de Fidel a été érigé comme une annonce de dignité. Il avait fait sauter l’impossible, encore et encore; il avait tenu des promesses; il s’était rendu pour faire la Révolution après la Révolution.
Et le peuple le vit: il a perdu sa voix, tenu et guéri, tout en ne travaillant même pas du lit; il a enlevé son manteau pour couvrir la femme qui avait tout perdu, et ses bottes et ses escortes pour porter ses pieds déshabillés par le cyclone.
Le peuple le vit : intimidé face aux pièges tendus par les ambassadeurs de la mort, sans gilet, sur le char, avec le mocha dans la main ; le premier dans le défi, dans le malheur et dans la victoire… Il le vit et se reconnut en elle.
Fidel était le peuple, c’était le peuple, c’était la somme du petit morceau d’espérance commune de chacun; et de ce faisceau de foi, la force était élevée pour changer le monde, vraiment, pas entre les campagnes électorales, pas dans les livres.
La rébellion pourrait être, a-t-il prouvé, bien plus que la folie de la jeunesse que la maturité ne le condamne; ce pourrait être le vrai bon sens qui a mis le monde droit (ou la gauche) à l’envers.
C’est pourquoi, parce que c’était tout le monde et comme tout le monde, et en même temps j’ai joué ce génie qui a fait dire à Raúl Roa: « Fidel entend l’herbe pousser et voit ce qui se passe à l’arrière du coin », le patron, le cheval, l’homme, l’a appelé.
Cent ans après sa naissance, tout ce qui est écrit ici peut être mis dans le présent: les impérialistes ne peuvent pas avec lui, et le peuple l’accuse de soutenir le valable et de juger le douteux.
Fidel garde en vie l’espoir que son héritage revienne à chacun, fait patrimoine commun, distribué.
* Chronique de Quito, par Alex Pausides.

Pourquoi n’avons-nous pas besoin de plus qu’un Parti ?
Fidel Castro Ruz 26 juillet 1988 – Il y a une idée très essentielle, et c’est de ne jamais oublier où nous sommes situés, qui n’est pas dans la mer Noire, mais dans la mer des Caraïbes, non pas à 90 miles d’Odessa, mais à 90 miles de Miami, bordée sur notre propre terre, dans une partie occupée de notre territoire, avec l’impérialisme. Notre peuple est responsable de notre pays; et notre Parti est responsable de sa politique, de sa ligne, de sa défense.
Notre Parti sait qu’il ne peut pas faire d’erreurs qui l’affaiblissent idéologiquement. (…) Il n’y aura rien qui affaiblisse l’autorité du Parti ! Sans le Parti il n’y a pas de révolution possible, sans le Parti il n’y a pas de construction possible du socialisme !
Et nous devons dire ici, une fois pour toutes, que nous n’avons besoin de rien d’autre qu’un parti, de la même manière que Martí n’avait besoin de rien de plus qu’un parti pour faire la lutte pour l’indépendance de Cuba, tout comme Lénine n’avait besoin de rien d’autre qu’un parti pour faire la révolution d’octobre. Je dis cela pour que les illusions soient levées ceux qui croient qu’ici nous allons commencer à permettre des partis de poche, à organiser qui, les contre-révolutionnaires, les pro-Yankis, les bourgeois ? Non !, voici un seul parti, qui est le parti de nos prolétaires, de nos paysans, de nos étudiants, de nos ouvriers, de notre peuple, solide et indestructiblement uni. (…)
Nous n’avons pas besoin de formules politiques capitalistes, c’est-à-dire d’une ordure complète, elles ne servent à rien, avec leur essence de politique incessante. Ici, il a parlé de la façon dont ils ont exigé les votes pour donner des soins médicaux; aucun de ces phénomènes n’existe ici. Nous avons créé notre forme politique appropriée au pays, nous ne copions pas, ce sont nos propres formes d’organisation du Pouvoir populaire. (…)
Nous n’avons absolument rien à rectifier en cela, nous avons un système très démocratique, beaucoup plus démocratique que tous les systèmes bourgeois, millionnaires, de la ploutocratie qui est, vraiment, celui qui gouverne, en général, dans les pays capitalistes.
Nous n’avons rien à apprendre et nous ne nous éloignerons pas un peu de ce chemin, où le pouvoir émane du peuple. Et notre Parti, vous savez qu’il est sorti du peuple, qu’il n’est pas tombé du ciel, et que nos militants sont choisis parmi les meilleurs de la jeunesse et parmi les meilleurs travailleurs. (…)
Et vous savez bien ce que signifie être militant du Parti: c’est le premier en tout quand il y a un travail difficile, une mission internationaliste, un sacrifice, un risque; là le premier tour, la première possibilité est pour le Parti militant, ce n’est pas un parti de privilégié, mais un parti qui naît du cœur du peuple, dont les militants doivent être un exemple, et quand ils ne sont pas un exemple le Parti est chargé de les retirer de ses propres rangs.

« La lutte pour la paix est la lutte pour la survie de l’humanité » Fidel Castro
L’héritage du commandant en chef dans le domaine du multilatéralisme et de la paix est reconnu comme un phare moral pour les mouvements sociaux, les dirigeants progressistes et les pays du Sud
Le leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, s’est démarqué tout au long de sa vie pour être un fervent défenseur du multilatéralisme et un promoteur infatigable de la paix mondiale.
La lutte pour l’équité et la justice pour tous était l’axe central de son action révolutionnaire, pour Cuba et pour le reste des nations.
Pour lui, la justice a non seulement fait référence à un cadre juridique, mais elle était intrinsèquement liée à la morale et à l’éthique des actions entreprises en faveur du bien-être général.
Il a toujours souligné, dans les manifestations internationales auxquelles il a participé, que la réalisation de la paix et de la véritable justice au niveau mondial nécessitait un changement radical dans la structure du pouvoir et une transformation profonde du système des Nations Unies, ce qui permettrait l’inclusion réelle des pays, sans distinction d’idéologies, de systèmes politiques ou de croyances religieuses.
Il a promu l’égalité dans la prise de décision mondiale. Rappelons son discours prononcé à l’Assemblée générale de l’ONU le 26 septembre 1960, dans lequel il a dénoncé avec véhémence les pratiques néocoloniales, la domination économique exercée par les grandes puissances et les injustices subies par les pays en développement.
Dans une intervention qui s’étendait sur plus de quatre heures, il a averti que la vraie paix ne serait réalisable que si la philosophie de la dépossession, de la guerre et de l’exploitation était éradiquée.
« La philosophie de la dépossession disparaît, et la philosophie de la guerre aura disparu ! Les colonies disparaissent, l’exploitation des pays par les monopoles disparaît, et alors l’humanité aura atteint un véritable stade de progrès ! » dit Fidel.
Ce discours a marqué une étape importante dans la participation des pays du Sud au système multilatéral et à la défense de la souveraineté nationale, et a eu une influence profonde et durable sur la lutte contre le colonialisme et l’impérialisme mondial.
Il a toujours défendu que la paix était inextricablement liée à la justice sociale, à la fin du colonialisme et au respect de la souveraineté. Ses discours à l’ONU (en particulier en 1960, 1979 et 2000) sont une référence pour sa défense d’un ordre international démocratique.
Dans le discours de clôture de la réunion de la présidence du Conseil mondial de la paix, le 21 avril 1981, à La Havane, il a affirmé que, « s’il n’y a pas de développement et un minimum de justice pour les peuples, il n’y aura pas de paix non plus ».
Il l’a réitéré deux ans plus tard: «La lutte pour la paix est la lutte pour la survie de l’humanité. Et cette lutte ne peut être que collective, multilatérale, ou non « , a-t-il déclaré lors de l’ouverture de la Rencontre des intellectuels pour la survie de l’humanité, le 4 février 1983, dans la capitale cubaine.
La réunion a réuni plus de 2 000 intellectuels, artistes et scientifiques d’une centaine de pays, réunis pour discuter des dangers de la guerre nucléaire et des menaces mondiales. Il y dénonce, une fois de plus, la course aux armements, et défend la coopération internationale comme le seul moyen d’éviter une catastrophe nucléaire.
DES MOTS AUX FAITS
Tout au long de sa carrière, Fidel, martyr de l’âme et du cœur, était l’action et pas seulement un verbe, il a combiné son oratoire puissant avec des actions concrètes pour défendre les idées qu’il a abordées, soutenu les luttes de libération en Afrique et dans diverses parties du monde.
Sous sa direction, Cuba a envoyé des médecins, des éducateurs, des bâtisseurs et des soldats qui ont servi des missions internationalistes, stimulé l’aide aux régions touchées par la colonisation ou le sous-développement, en particulier en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
Le commandant en chef a transformé ses principes en défense du multilatéralisme, en actions concrètes par le biais de diverses initiatives diplomatiques, politiques et humanitaires qui renforcent la solidarité et la coopération internationale.
Il était une figure clé du Mouvement des pays non alignés, dans lequel il convoqua l’unité pour défendre l’indépendance et la justice internationale, dénonçant le nouveau colonialisme économique et financier imposé par les pays du Nord.
La lutte qui a mené contre la discrimination et le racisme a fait son originalité dans la défaite des internationalistes cubains, en union avec les combattants namibiens et angolais, au régime d’apartheid en Afrique du Sud.
Lors de sa visite à Cuba le 26 juillet 1991, à l’occasion du 38e anniversaire de l’assaut contre Moncade Barracks, Nelson Mandela a déclaré: «La défaite de l’armée de l’apartheid a servi d’inspiration au peuple combattant d’Afrique du Sud! Cuito Cuanavale marque un tournant dans la lutte pour débarrasser le continent et notre pays du fléau de l’apartheid ! »
Les actions de solidarité entreprises par le dirigeant cubain sont de cent; par exemple, la création de l’École latino-américaine de médecine, à l’ouest de La Havane, qui permet la formation de médecins, de jeunes des régions les plus pauvres de la planète.
Des milliers d’étudiants du Sud étudient dans les écoles et les centres d’enseignement supérieur de l’île, absolument gratuitement, et beaucoup d’entre eux intègrent aujourd’hui le travail et l’avant-garde scientifique de leurs pays d’origine.
UN HÉRITAGE QUI NE MEURT PAS
Pour les Cubains, la lutte pour la paix transcende la simple absence de conflit; nous avons appris de Fidel qu’il s’agit d’un engagement actif à sauver l’humanité de la destruction, à protéger les plus vulnérables et à construire un ordre international fondé sur l’équité et la coopération.
Son héritage dans le domaine du multilatéralisme et de la paix est aujourd’hui reconnu comme un phare moral pour les mouvements sociaux, les dirigeants progressistes et les pays du Sud.
Le gouvernement révolutionnaire du major des Antilles défend avec la même passion et cohérence le multilatéralisme inclusif, ainsi que la souveraineté des peuples et la paix mondiale, œuvre à laquelle son dirigeant historique a consacré toute sa vie.
L’entrée de Cuba dans les Brics, les batailles menées dans les forums internationaux, la défense conséquente de la solidarité et de l’internationalisme sont, avec chaque médecin, chaque infirmière, chaque technicien de santé qui marque ses pas dans les coins les plus pauvres de la terre, des traces visibles de l’héritage du Géant.
Sa voix puissante est encore entendue aux Nations Unies appelant à une action de solidarité pour aller vers un monde plus équitable et libre de dominations impériales, pour sauver l’espèce humaine du désastre.
PHRASES DE FIDEL SUR LA PAIX ET LE MULTILATÉRALISME
- La paix n’est pas seulement l’absence de guerre. La paix est la justice sociale, l’égalité, le droit des peuples à l’autodétermination (VIe Sommet du Mouvement des pays non alignés, La Havane, 1979).
- Nous défendons une paix avec dignité, pas une paix à genoux. La paix véritable est fondée sur le respect du droit de tous (Adresse des Nations Unies, 50e, 1995).
- La mondialisation doit être multilatérale, démocratique; elle ne peut pas être l’héritage d’un empire ou d’un club des riches (X Sommet ibéro-américain, Panama, 2000).
- Aucun pays ne peut être le gardien du monde. La paix est construite avec coopération, et non avec des interventions ou des guerres préventives (Réponse à l’invasion de l’Irak, 2003).
Fidel: sentinelle de ceux qui se battent
Gloria La Riva – une Américaine de naissance, mais de ceux qui semblent cubains capables de donner le cœur –, ne doit pas être mentionnée à Fidel deux fois pour savoir que son émotion, lorsqu’on parle de lui, transcende la simplicité de la phrase : « Je l’ai vu personnellement en tant d’occasions ».
Pour elle, « Fidel, depuis que j’étais très jeune et que j’ai pris conscience de la lutte socialiste, était vraiment un héros », un héros inclassifiable, solidaire au cœur.
Gloria porte un pulover avec le logo du projet Hatuey, visant à fournir des dons aux hôpitaux pédiatriques de Cuba, dont elle est coordinatrice. Sa voix, s’arrêta d’abord, s’allume bientôt et il parle du commandant en chef, et le temps semble s’arrêter.
« Leur humanisme était sans petits calculs. Je me souviens comment en 2000, lorsque j’ai réussi à remettre une lettre de Mumia Abu Jamal, la journaliste de combat afro-américaine, qui était dans le couloir de la mort en Pennsylvanie, Fidel, après l’avoir lue, a exprimé son plein soutien et a dit: «il ne sera pas exécuté, parce que Cuba sera à ses côtés.» Et il l’a fait. C’était, pour moi, l’une de ses nombreuses grandes choses: la main tendue d’un petit pays face à une condamnation injuste.
Mais la vision de Fidel, souligne-t-il, allait bien au-delà de l’adoption de la cause du voisin. Il connaissait à l’avance la faiblesse qui pesait l’Union soviétique. En décembre 1989, alors que beaucoup regardaient encore Moscou avec espoir, le leader historique de la révolution cubaine, a déjà averti que le Grand des Antilles devrait hisser seul le drapeau du socialisme, « comme dans la manifestation de Baraguá ».
Elle-même est venue sur l’île dans ces années avec les brigades médicales et dans les caravanes de Pastores pour la paix. Il a vu la difficulté de cette époque, mais aussi la créativité débordante: la biotechnologie, les investissements étrangers bien dirigés et, surtout, le débat collectif, le vote populaire, la participation de tous aux décisions.
« Parce que Fidel a fait ça. Il n’a pas imposé, convaincu, argumenté, puis laissé le peuple décider. »
Gloria s’arrête un instant, comme si elle rembobinait le ruban des souvenirs, et ensuite ce qui la choquait le plus chez le commandant en chef: «son amour pour les enfants».
Il dit qu’il a appris quand un « jeune Cubain a gagné un concours international de photographie, mais le prix – un appareil photo – n’a pas pu le joindre à cause du blocus injuste ». Le garçon se sentait rejeté et Fidel, qui a appris la question, s’occupait de ce garçon avait sa caméra. Pourquoi ? Parce qu’il a compris, dit Gloria, que la dignité d’un enfant n’est pas négociée.
Puis Gloria évoque un dîner avec le commandant. C’était la nuit, dans une atmosphère détendue, et il a expliqué les détails de la situation avec les États-Unis. US. À un moment donné dans la soirée, Gloria lui dit: «Commandant, j’ai lu son histoire: son premier acte révolutionnaire à 19 ans. Quel courage avez-vous ressenti alors, en pensant déjà à la Révolution ? Fidel répondit en plaisantant: « J’ai toujours été audacieux. »
« C’est pourquoi l’empire se sent désespéré et prend des décisions folles contre le Venezuela, l’Iran et la Palestine. Mais Cuba est toujours debout, et l’exemple de Fidel est le rempart social, politique et moral pour affronter l’avenir.
« Fidel nous a légué la certitude que le socialisme se défend avec des idées, avec l’humanité et avec le cœur en main. »
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